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Affaire Knoll : bisbilles entre la PJ parisienne et la gendarmerie

Le guerre police-gendarmerie s'invite dans l'enquête sur le meurtre de Mireille Knoll, une octogénaire juive tuée le 23 mars dernier

Mireille Knoll, 85 ans, une survivante de la Shoah qui a été retrouvée assassinée dans son appartement parisien, en mars 2018. (Autorisation)
Mireille Knoll, 85 ans, une survivante de la Shoah qui a été retrouvée assassinée dans son appartement parisien, en mars 2018. (Autorisation)

L’enquête sur la mort de Mireille Knoll marque-t-elle un nouvel épisode de la guerre de services entre la police judiciaire et la gendarmerie ? C’est ce que L’Essor, « le journal des gendarmes depuis 1936 » n’hésitait pas à laisser entendre dans un article paru le 22 juin dernier qui titrait : « Meurtre de Mireille Knoll : la PJ parisienne envoie bouler la Gendarmerie, co-saisie de l’enquête« .

L’enquête sur le meurtre de Mireille Knoll dont le corps été retrouvé le vendredi 23 mars en partie carbonisé dans son logement social de l’avenue Philippe-Auguste (XIe arrondissement), où elle vivait seule, est toujours en cours.

Lors de leurs premières investigations enquêteurs y ont découvert plusieurs départs de feu, puis des traces de coups de couteau sur son corps.

L’enquête cherche aujourd’hui à determiner, entre autres, si les motivations du ou des tueur(s) peuvent être qualifiées d’antisémites.

Dans un premier temps, « le 3 avril, les juges d’instruction demandent à l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité (OCLCH) d’enquêter aux côtés des policiers du 2e district de police judiciaire qui avaient entamé l’enquête le 23 mars, écrit L’Essor.

Ils chargent l’OCLCH – composé de 15 gendarmes et de 14 policiers, dirigés par le colonel de gendarmerie Eric Emeraux – de “confirmer ou d’infirmer le caractère antisémite du crime”, selon Le Parisien » cité par le journal des gendarmes.

« Mais les enquêteurs de l’OCLCH, office chargé de traquer non seulement les auteurs de génocides et de crimes de guerre mais aussi les semeurs de haine contre une religion, une ethnie et même contre l’orientation sexuelle, se voient claquer la porte au nez par les policiers à plusieurs reprises, » lit-on dans le même journal.

En cause, expliquent les juges d’instruction, la police judiciaire ne veut pas collaborer avec les gendarmes.

Un nouveau chapitre de la guerre police-gendarmerie dont on ne peut mesurer l’impact sur le cours de l’enquête.

A ce jour, deux suspects ont été mis en examen pour « homicide volontaire à raison de l’appartenance vraie ou supposée de la victime à une religion » et « vol aggravé ».

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