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Agression au couteau dans un magasin de téléphonie à Paris

Pour le moment, le BNVCA indique que le mobile de l'agression semble être la résistance du propriétaire face aux trois malfrats qui tentaient de lui dérober de la marchandise

Boulevard Voltaire (Crédit : Wikipédia/CC BY-SA 3.0)
Boulevard Voltaire (Crédit : Wikipédia/CC BY-SA 3.0)

Le 28 octobre au soir, au 39 boulevard Voltaire dans le 11e arrondissement de Paris, trois hommes sont entrés dans un magasin de téléphonie appelé Nathanphone et ont poignardé M., le vendeur juif, au bras, avant de s’enfuir sans avoir pu voler de marchandises.

Selon Sammy Ghozlan du Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA) qui s’est entretenu avec le cousin de la victime, les trois individus auraient tenté de braquer le magasin et de s’emparer de téléphones mobiles, mais le vendeur aurait « résisté », et « ils l’ont planté au bras ».

« Il doit se faire opérer aujourd’hui, mais il va bien, » explique Ghozlan, qui écarte « pour le moment le mobile antisémite ».

« Mais on ne sait pas ce qu’il s’est passé à l’intérieur, ni ce qui s’y est dit, » précise-t-il. « Nous en saurons plus après l’opération ».

« Il y a une psychose dans le quartier et dans la communauté en générale car c’est au numéro 229 du même boulevard, également dans une boutique de téléphonie tenu par un juif, qu’Ilan Halimi travaillait avant de se faire enlever, » souligne Ghozlan.

« Les gens font toujours le parallèle… Beaucoup de choses se passent dans cet arrondissement et ça les angoisse beaucoup ».

En effet, c’est aussi à quelques rues du boulevard Voltaire, que Sarah Halimi a été battue à mort aux cris d’Allah Akhbar puis défenestrée le 4 avril 2017, et sur une avenue parallèle que Mireille Knoll a été poignardée à mort chez elle le 23 mars 2018.

Ilan Halimi a été enlevé le 21 janvier 2006, attiré par une femme venue dans le magasin boulevard Voltaire qui a servi d’appât.

Dirigés par Youssouf Fofana, 25 ans à l’époque des faits et condamné en 2009 à la réclusion criminelle à perpétuité, ses bourreaux – qui se faisaient appeler le « gang des barbares » – avaient tenté en vain d’extorquer 450 000 euros à la famille de leur victime, qu’ils supposaient riche car de confession juive.

Fofana avait ensuite contacté un rabbin, pensant que la communauté paierait une rançon si les proches ne le faisaient pas. Emprisonné depuis, Fofana s’est distingué par ses violences contre ses geôliers et son absence de remords.

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