Agression d’un des fils de Latifa Ibn Ziaten près de Rouen
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Agression d’un des fils de Latifa Ibn Ziaten près de Rouen

Naoufal Ibn Zaiten rentrait à son domicile s'est aperçu qu'il était suivi par une grosse berline : trois personnes sont sorties de la voiture et lui ont porté plusieurs coups

Latifa Ibn Ziaten à l'ambassade d'Israël en France (crédit : AFP)
Latifa Ibn Ziaten à l'ambassade d'Israël en France (crédit : AFP)

Un des fils de Latifa Ibn Ziaten, mère de la première victime du jihadiste Mohammed Merah en 2012, a été agressé jeudi dans l’agglomération de Rouen, a-t-on appris vendredi de sources concordantes.

« Après les menaces de mort au domicile de @LatifaIbnZ, on s’attaque aux enfants. Un de ses fils agressé sauvagement ce soir à son domicile, transféré aux urgences du CHU de Rouen, avec un ami lui aussi laissé dans un état catastrophique », a écrit jeudi soir sur twitter Me Méhana Mouhou, avocat rouennais de Latifa Ibn Ziaten.

D’après le journal Paris-Normandie, Naoufal Ibn Ziaten, 30 ans, aurait été agressé vers 19 heures à Darnétal.

Selon une source policière, Naoufal Ibn Zaiten qui rentrait à son domicile en voiture avec son colocataire de 25 ans, s’est aperçu qu’il était suivi par une grosse berline. A proximité de son domicile, trois personnes, deux hommes et une femme, sont sorties de la voiture et se sont ruées sur lui et son colocataire, leur portant plusieurs coups.

D’après la même source, les agresseurs présumés n’avaient pas le visage dissimulé et n’ont pas proféré de paroles ou de revendications lors de l’agression. Les deux victimes ont réussi à se réfugier dans le jardin du voisin et comme Naoufal Ibn Zaiten commençait à appeler les secours, les agresseurs se sont enfuis. Après avoir été hospitalisé pour des contusions, Naoufal Ibn Zaiten est sorti de l’hôpital jeudi soir.

Le parquet a confirmé vendredi à l’AFP qu’une enquête avait été ouverte, confiée au Service régional de police judiciaire (SRPJ), sans apporter davantage de précisions sur les faits.

Cette agression a eu lieu près d’un mois après des tags avec des menaces et des inscriptions à la gloire du tueur jihadiste au domicile de Latifa Ibn Ziaten.

Me Mehana Mouhou avait déposé une plainte pour apologie de crime terroriste, menaces de mort réitérées et dégradations, aggravées par des insultes antisémites et une enquête a été ouverte, confiée au même SRPJ.

Latifa Ibn Ziaten est la mère d’Imad Ibn Ziaten, première victime du jihadiste Mohammed Merah qui, en mars 2012, a tué deux autres soldats, Abel Chennouf et Mohamed Legouad, puis, dans l’école juive Ozar Hatorah, Yonathan Sandler, professeur de religion, ses deux fils Aryeh et Gabriel et Myriam Monsonégo de 7 ans.

Les portraits des sept victimes – Imad Ibn Ziaten, Abel Chennouf, Mohamed Legouad, Gabriel Sandler, Aryeh Sandler, Myriam Monsonégo et Jonathan Sandler – de Mohamed Merah pendant une cérémonie de commémoration organisée par le CRIF à Toulouse, le 19 mars 2014. (Crédit : Rémy Gabalda/AFP)

Très présente dans les médias, elle est devenue un symbole de la lutte contre la radicalisation. En 2016, elle avait été menacée dans les rues de Carcassonne par le jihadiste Radouane Lakdim qui, en mars 2018, a tué quatre personnes, dont le gendarme Arnaud Beltrame, à Trèbes.

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