Agression d’un étranger à Berlin dans un acte antisémite présumé
Rechercher

Agression d’un étranger à Berlin dans un acte antisémite présumé

Deux hommes non-identifiés ont bousculé un ressortissant néerlandais puis l'ont battu après lui avoir demandé s'il était juif

Illustration : Une fenêtre brisée dans un centre communautaire juif après une attaque antisémite présumée à Rostock, dans le nord de l'Allemagne, le 8 janvier 2009 (Crédit :AP/ Thomas Haentzschel/File)
Illustration : Une fenêtre brisée dans un centre communautaire juif après une attaque antisémite présumée à Rostock, dans le nord de l'Allemagne, le 8 janvier 2009 (Crédit :AP/ Thomas Haentzschel/File)

A Berlin, deux hommes non-identifiés ont frappé un ressortissant néerlandais et lui ont donné des coups de pieds après lui avoir demandé s’il était juif, a fait savoir un journal allemand.

Cet incident est survenu samedi matin dans le secteur de Spandauer Vorstadt à Berlin, a annoncé le journal Der Tagesspiegel.

La victime présumée, âgée de 31 ans, qui n’est pas juive et qui vit à Berlin, a demandé aux deux hommes pourquoi ils voulaient savoir s’il était juif après qu’ils lui ont posé la question dans la rue. Ils l’ont alors agressé, a raconté l’article.

Les deux agresseurs présumés ont quitté les lieux de l’incident dans un taxi.

En Allemagne, où vivent plus de 200 000 Juifs, les autorités ont enregistré en 2017 un total de 1 453 incidents antisémites, notamment 32 agressions. De plus, 160 cas d’actes de vandalisme ont été signalés cette année contre des biens juifs – ou arborant des caractéristiques antisémites.

La majorité des incidents sont liés à la haine d’extrême-droite mais les inquiétudes concernant l’antisémitisme sont élevées en Allemagne, certains leaders communautaires juifs et politiciens avertissant que les attitudes anti-juives et anti-sionistes extrémistes au sein de plus d’un million de nouveaux réfugiés venus du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord sont une bombe à retardement.

Au mois de janvier, le Bundestag a voté en faveur de l’établissement d’un commissaire chargé de gérer la question de l’antisémitisme dans le pays, une décision prise en partie en raison de ces inquiétudes. Le parti de gauche Pau s’est abstenu lors de ce vote, disant que la proposition exagérait la place des immigrants, désignés comme source du problème.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...