Israël en guerre - Jour 235

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Ahmad Tibi demande à la Cour à voir Marwan Barghouti, emprisonné pour terrorisme

Le député radical a réclamé une injonction contre Itamar Ben Gvir qui s'insurge contre de telles visites

Le député Ahmad Tibi pendant une réunion de la Commission intérieure de la Knesset à Jérusalem, le 30 janvier 2024. (Crédit : Yonatan Sindel/ Flash90)
Le député Ahmad Tibi pendant une réunion de la Commission intérieure de la Knesset à Jérusalem, le 30 janvier 2024. (Crédit : Yonatan Sindel/ Flash90)

Le député arabe radical Ahmad Tibi a déposé une requête auprès de la Haute-cour, dimanche, demandant à pouvoir s’entretenir avec les prisonniers palestiniens incarcérés pour atteinte à la sécurité nationale. Il a estimé que le refus opposé par le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, qui s’insurge contre de telles visites, était discriminatoire et qu’il viole le principe de supervision législative.

Tibi, qui était représenté par l’organisation d’aide juridique à but non-lucratif Adalah, a demandé à pouvoir rencontrer Marwan Barghouti, un personnage de premier plan du Fatah, un chef palestinien bénéficiant d’une très forte popularité qui était, dans le passé, à la tête de la faction terroriste Tanzim. En 2022, il avait été condamné à cinq peines de prison à vie pour avoir aidé à planifier trois attentats qui avaient fait cinq morts du côté israélien au cours de la Seconde intifada.

Selon Tibi, une politique mise en place par la dernière Knesset et qui autorisait de telles visites a été abrogée par Ben Gvir au début de son mandat, et ce, alors même que les membres du parti extrémiste du ministre Otzma Yehudit, ont pu, pour leur part, se rendre auprès de terroristes juifs condamnés dans leurs cellules.

Après l’attaque barbare du Hamas, le 7 octobre – quand des milliers de terroristes étaient entrés dans le sud d’Israël, massacrant près de 1 200 personnes et kidnappant plus de 250 personnes, prises en otage dans la bande de Gaza – Ben Gvir avait annoncé que les conditions de détention des détenus palestiniens seraient durcies. L’organisme très controversé de la Croix rouge n’a pas pu aller les rencontrer depuis le 25 octobre, note la requête déposée par Tibi.

« Depuis maintenant six mois, il n’y a pas eu de supervision extérieure efficace sur les conditions d’emprisonnement et la visite du député Tibi est par conséquent d’une importance particulière dans ces circonstances », lit-on dans un communiqué de presse de l’ONG Adalah qui fait part de la requête déposée auprès des juges.

Outre Ben Gvir, la requête met en cause la Knesset, la procureure-générale et le responsable du service des prisons.

Le leader palestinien Yasser Arafat, à droite, et le leader du Fatah Marwan Barghouti, dans la ville de Ramallah, en Cisjordanie, le 31 décembre 2001. (Crédit : Mohammed Rawas/AP Photo)

La requête fait également remarquer qu’une demande récente de Tibi, qui réclamait de pouvoir rencontrer Walid Daqqa, un terroriste condamné, avait été ignoré par Ben Gvir. Lorsque le détenu est mort, il a été dit au législateur que sa requête n’était plus « pertinente ».

Cette visite à Barghouti est urgente, assure la requête, en raison de récentes « informations concernant ses conditions d’incarcération, avec notamment de longues périodes passées à l’isolement ». Barghouti, qui a lui-même dénoncé ses conditions d’emprisonnement devant la Haute-cour, aurait raconté à sa famille qu’il avait été été frappé de manière répétée par ses gardes, parfois jusqu’à la perte de conscience. L’avocat de Barghouti a assuré avoir constaté lui-même des signes de violence sur le visage, sur le dos et sur les jambes de son client, affirme la requête de Tibi.

Barghouti, qui est l’un des prisonniers dont la remise en liberté a été réclamée par les terroristes palestiniens du Hamas en échange des otages israéliens, est largement considéré comme l’un des principaux rivaux de Mahmoud Abbas, le dirigeant de l’Autorité palestinienne (AP). Même si les deux hommes appartiennent au même parti laïc du Fatah, Barghouti avait présenté une liste de candidats distincte de celle d’Abbas pendant un scrutin qui devait avoir lieu sur les territoires de l’AP en 2021 et que le président avait finalement annulé.

Gershon Baskin, ancien négociateur dans les pourparlers entre Israël et le Hamas, a réclamé la libération de Barghouti, estimant qu’il pouvait résoudre les inquiétudes de l’État juif sur « le jour d’après » – évoquant le lendemain de la guerre actuellement en cours dans la bande de Gaza.

Toujours selon Baskin, si Barghouti devait prendre la direction des Palestiniens, il pourrait offrir à Israël une alternative à une occupation pleine et entière de l’enclave côtière et à la mise en place d’une administration locale qui serait inévitablement, avec le temps, accusée de trahison par ses pairs.

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