Al-Jazeera aurait des photos de commandos “disparus” du Hamas détenus par l’Egypte
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Al-Jazeera aurait des photos de commandos “disparus” du Hamas détenus par l’Egypte

Quatre des meilleurs combattants du groupe terroriste auraient été enlevés l’année dernière pour les empêcher d’aller s’entraîner en Iran

Défilé des membres des brigades Ezzedine al-Qassam, branche armée du Hamas, lors d'un rassemblement à l'occasion du 27e anniversaire du mouvement, dans le camp de réfugiés Nuseirat, le 12 décembre 2014. (Crédit : AFP/Said Khatib)
Défilé des membres des brigades Ezzedine al-Qassam, branche armée du Hamas, lors d'un rassemblement à l'occasion du 27e anniversaire du mouvement, dans le camp de réfugiés Nuseirat, le 12 décembre 2014. (Crédit : AFP/Said Khatib)

Al-Jazeera, un média qatari, devait publier lundi soir une photo qui aurait fuité d’une prison égyptienne, et qui montrerait quatre membres d’un commando naval du Hamas qui ont disparu il y a un an.

Les quatre hommes avaient disparu en août 2015 quand ils avaient traversé la frontière entre la bande de Gaza et l’Egypte pendant une levée humanitaire du blocus égyptien de la bande côtière. Comme l’avait alors annoncé le Times of Israël, ils avaient été sortis d’un bus au poste-frontière par des hommes armés non identifiés.

Selon les articles de sites affiliés au Hamas, il y avait 50 passagers dans le bus. Après avoir fait environ un kilomètre depuis le poste-frontière de Rafah, au sud de la bande de Gaza, deux voitures avec des hommes armés en civil à bord avaient commencé à prendre le bus en chasse. Elles avaient arrêté le bus et commencé à examiner les cartes d’identité de tous les passagers.

Quand ils ont vu les noms des quatre hommes, Abd el-Daim el-Basset, Said Abdallah Abu Jabin, Yasser Fathi Zanon et Hussein Hamis el-Dabda, ils les ont mis à l’écart et emmenés vers une destination inconnue.

L’incident avait immédiatement fait les gros titres, mais les Egyptiens avaient affirmé que l’affilié de l’Etat islamique dans le Sinaï, Walayat Sinaï (province du Sinaï), était responsable des enlèvements.

Le Hamas avait rejeté cette affirmation, et Al-Jazeera avait à l’époque cité une source du Hamas affirmant que les renseignements égyptiens étaient responsables.

Leur disparition avait attisé les tensions entre Le Caire et le Hamas.

Le général Abdel Fattah al-Sissi (Crédit : Armée égyptienne/AFP/Archives)
Le général Abdel Fattah al-Sissi (Crédit : Armée égyptienne/AFP/Archives)

Les quatre hommes auraient été en chemin vers l’Iran pour y suivre une formation intensive. Quand les renseignements égyptiens ont été informés de leur projet, Le Caire a décidé de les intercepter, selon le Hamas.

L’Egypte surveille étroitement les activités de la branche militaire du Hamas à Gaza, et particulièrement dans la région bordant le Sinaï. Les renseignements égyptiens pensent que des combattants du Hamas ont travaillé avec des activistes liés à l’Etat islamique dans la péninsule, qui sont responsables d’attaques terroristes en Egypte, et que l’armée égyptienne cherche à supprimer depuis deux ans.

« Nous n’oublierons pas ce qui est arrivé à nos fils dans le Sinaï », avait déclaré à l’époque le branche militaire du Hamas, les Brigades Ezzedine al-Qassam, pendant une procession militaire à Rafah.

« Nous maintiendrons notre silence et parlerons peu mais al-Qassam a appris au monde que ses actions prennent le pas sur ses paroles. Au bon moment, tout le monde saura que nous disons la vérité. »

Cette déclaration a été faite il y a exactement un an, le 22 août 2015.

Les médias régionaux ont annoncé depuis longtemps que les commandos maritimes du Hamas suivent des formations intensives en Iran, qui arme également ces unités avec des technologies et des équipements sophistiqués.

La force maritime du groupe terroriste serait en possession de « scooters », des véhicules sous-marins à propulsion qui permettent aux commandos de voyager sur de longues distances sous l’eau et de frapper dans le cœur du territoire israélien.

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