Aliza Bin-Noun revient sur les mesures sécuritaires en israël
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Aliza Bin-Noun revient sur les mesures sécuritaires en israël

"En Israël on a déjà compris que parfois il faut céder des droits individuels pour la sécurité de chacun et du public," a souligné l'ambassadrice israélienne en france

Aliza Bin-Noun, le 31 mai 2016 (Crédit : Capture d’écran France Inter)
Aliza Bin-Noun, le 31 mai 2016 (Crédit : Capture d’écran France Inter)

Au lendemain des attentats de Nice, l’ambassadrice d’Israël en France, Aliza Bin Noun, est intervenue sur RTL afin d’apporter des précisions sur la manière dont lutte Israël contre le terrorisme au quotidien, tout en faisant le parallèle avec la situation française.

Tout d’abord, l’ambassadrice a encouragé les autorités françaises à utiliser tous leurs moyens pour protéger sa population.

« Par rapport à l’état d’urgence lorsqu’il y a des mesures qui peuvent faciliter la lutte contre le terrorisme et qui donnent des moyens en plus de ce qui existe, il faut les appliquer », a indiqué Aliza Bin-Noun.

Cette dernière a détaillé les mesures qui sont prises en Israël à différents niveaux. Il y a les mesures préventives, puis les mesures prises une fois l’attentat commis, et enfin les mesures post-attentat.

« D’abord, faut faire tout ce qu’on peut pour dissuader les terroristes. Israël a investi beaucoup de moyens dans la technologie humaine, et l’enjeu des renseignements pour suivre ceux qui sont engagés et ceux qui financent. »

« Il faut investir beaucoup de moyens pour éviter les attentats terroristes, pour dissuader les terroristes, et ça a fonctionné, » a-t-elle ajouté.

D’autre part, l’ambassadrice a souligné les très nombreuses forces mobilisées sur place lorsqu’un attentat a lieu en Israël. Le Magen David Adom (Croix-rouge israélienne), la police, la force militaire et les fonctionnaires de la mairie sont prêts à gérer sur place les attaques terroristes.

« Il y a beaucoup de services qui sont sur le lieu de l’attentat, et il faut gérer la situation ».

Aliza Bin-Noun a souligné l’importance de la phase de réhabilitation des familles de victimes et des blessés des attentats. Cette réhabilitation est prise en charge par la sécurité nationale et les mairies avec des services spéciaux, rapporte l’ambassadrice.

Concernant le débat autour des libertés individuelles et l’application de l’état d’urgence, l’ambassadrice a indiqué que les Israéliens avaient conscience de devoir céder certains droits en faveur de la sécurité nationale.

« En Israël, on a déjà compris que parfois il faut céder des droits individuels pour la sécurité de chacun et du public. Mais il y a des moyens législatifs qui gardent les valeurs démocratiques qui sont très importants. »

Dans cette interview, l’ambassadrice a souligné que le risque zéro n’existait pas. « Malgré cette expérience il y a encore des attentats terroristes qui arrivent, et la dernière année a montré qu’on ne pouvait pas complètement éviter les attentats. »

De fait de la situation en Israël, « la population en général est très vigilante, c’est ancré dans notre vie quotidienne ».

« Il faut lutter ensemble contre le terrorisme, Israël, la France, les autres pays démocratiques, parce que in fine c’est une lutte pour les mêmes valeurs », a conclu Aliza Bin-Noun.

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