AMIA : L’ Argentine réclame l’arrestation d’un suspect iranien à l’Azerbaïdjan
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AMIA : L’ Argentine réclame l’arrestation d’un suspect iranien à l’Azerbaïdjan

Les auteurs présumés de l'attaque meurtrière du centre juif, et notamment l'ex-ministre des Affaires étrangères Ali Akbar Velayati, ne mettront pas le pied sur le sol argentin

Ali Akbar Velayati, haut-conseiller du chef suprême iranien, l'Ayatollah Ali Khamenei. (Crédit : AP Photo/Ebrahim Noroozi)
Ali Akbar Velayati, haut-conseiller du chef suprême iranien, l'Ayatollah Ali Khamenei. (Crédit : AP Photo/Ebrahim Noroozi)

L’Argentine a demandé à l’Azerbaïdjan d’arrêter un conseiller iranien du chef suprême de la république islamique lié à l’attentat à la bombe survenu au centre juif de l’AMIA de Buenos Aires en 1994.

Ali Akbar Velayati devrait assister au second sommet des chefs religieux du monde dans la capitale de Bakou, capitale de l’Azerbaïdjan, le 14 et le 15 novembre.

Velayati, qui était ministre des Affaires étrangères au moment de l’attaque terroriste et qui a été impliqué dans son organisation, est dorénavant conseiller aux affaires internationales de l’Ayatollah Ali Khamenei.

Selon la loi argentine, un accusé doit avoir l’opportunité de se défendre devant un juge. Dans la mesure où les Iraniens accusés dans le cadre de cet attentat – qui, pour un grand nombre, appartiennent à la haute hiérarchie politique – n’ont jamais posé le pied sur le sol argentin, il a été impossible de faire avancer le processus judiciaire.

Le ministre argentin des Affaires étrangères a convoqué l’ambassadeur d’Azerbaïdjan vendredi à Buenos Aires, lui faisant part de la « profonde inquiétude » nourrie par le gouvernement argentin concernant la présence de Velayati à Bakou et lui demandant la coopération de l’Azerbaïdjan « afin de mettre en place une détention dans un objectif d’extradition ».

Un homme marche dans les décombres après l’explosion d’une bombe à l’Association mutuelle israélite argentine (centre AMIA) à Buenos Aires, le 18 juillet 1994, tuant 85 personnes et en blessant environ 300 autres. (Crédit : Ali Burafi/AFP)

Le 18 juillet, l’attaque à la bombe commise au centre de l’AMIA avait fait 85 morts et plus de 300 blessés. Feu le procureur argentin Alberto Nisman avait déterminé qu’un membre du Hezbollah était à l’origine de l’attentat et que ce dernier avait été initié par l’Iran.

L’Iran serait également à l’origine de l’attentat à la bombe qui avait détruit l’ambassade israélienne à Buenos Aires, tuant 29 personnes et faisant 242 blessés.

Ces Iraniens figurent sur la liste des personnes les plus recherchées par Interpol depuis 2007, en connexion avec l’explosion.

Parmi eux, Mohsen Rabbani, mollah et ancien attaché culturel qui n’était pas venu en Colombie en 2016 après des pressions politiques visant à prévenir une visite officielle gouvernementale. Rabbani aurait été une personnalité majeure dans la propagation de l’islam radical en Amérique latine.

En 2016, avant un autre déplacement de Velayati, l’Argentine avait demandé son arrestation à Singapour et à la Malaisie, en vain. Deux ans plus tard, une autre demande avait été soumise à la Russie, qui l’avait laissée sans suite.

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