Amidror : Oubliez Gaza, concentrez-vous sur l’Iran en Syrie
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Amidror : Oubliez Gaza, concentrez-vous sur l’Iran en Syrie

L'ancien conseiller à la sécurité nationale affirme que tout ce qui détourne les efforts pour empêcher l'enracinement iranien en Syrie doit être "repoussé"

Un char Merkava israélien, prend position à la frontière entre Israël et la Syrie, sur le plateau du Golan, le 20 juillet 2018. (AFP Photo/Jalaa Marey)
Un char Merkava israélien, prend position à la frontière entre Israël et la Syrie, sur le plateau du Golan, le 20 juillet 2018. (AFP Photo/Jalaa Marey)

« Israël est confronté à un immense défi en matière de défense face à la machine de guerre iranienne en Syrie », a déclaré Amidror dans une interview à la station de radio 103FM.

« Israël doit toujours se demander si son action défensive nuit à sa liberté d’opération en Syrie. Je pense que nous devons concentrer tous nos efforts en Syrie et tout mettre en œuvre pour réussir à régler le problème iranien à la frontière. »

Amidror, qui a été le conseiller à la sécurité nationale du Premier ministre Benjamin Netanyahu de 2011 à 2013, a ajouté : « Nous ne réussirons peut-être pas. Je ne sais pas combien de temps cela prendra, et cela pourrait entraîner une guerre difficile entre nous et le Hezbollah, alors nous devons retarder ce qui est possible pour nous concentrer sur l’essentiel. »

Il a également déclaré que le cessez-le-feu avec le Hamas constitue très peu de changement par rapport aux accords en vigueur depuis 2014.

« Nous n’envisageons pas un accord [à long-terme] » avec le Hamas, mais « un cessez-le-feu comme cela a été le cas après l’opération Bordure Protectrice [en 2014], avec une expansion de la zone de pêche. A part cela, il n’y a pas de changement. Si cela fonctionne, les parties peuvent travailler à un accord-cadre [plus permanent]. Il ne s’agit pas d’une hudna [cessez-le-feu en arabe] mais d’un accord par l’intermédiaire de l’Égypte et de l’ONU sur l’ouverture des postes-frontières en échange de la tranquillité. Nous n’avons rien donné et nous n’avons rien reçu de plus que ce stipulé dans l’accord de 2014 qui a mis fin à Bordure Protectrice. »

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