Amir Peretz parle de « capitalisme de pacotille » et excède des députés
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Amir Peretz parle de « capitalisme de pacotille » et excède des députés

Le nouveau ministre de l’Économie a estimé que la composition du nouveau gouvernement lui donnait davantage de chances de "faire progresser l'économie humaine"

Le président du Parti travailliste Amir Peretz lors d'une conférence de presse à Tel Aviv, le 12 mars 2020. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)
Le président du Parti travailliste Amir Peretz lors d'une conférence de presse à Tel Aviv, le 12 mars 2020. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

Après moins d’un jour d’existence, le nouveau gouvernement israélien montre déjà des signes de divergence entre ses rangs, après que le chef du Parti travailliste Amir Peretz a suggéré qu’en tant que ministre de l’Économie, il adopterait des politiques moins capitalistes.

« La force de ceux qui ont adopté des positions économiques extrêmes qui ont conduit à un capitalisme de pacotille dans les gouvernements précédents est moindre dans cette coalition, et cela nous donne une plus grande chance de faire progresser l’économie humaine », a-t-il commenté dans son discours d’entrée en fonction.

Le député du Likud Shlomo Karai a déclaré que l’économie humaine de Peretz se traduira par une augmentation des régulations et de la bureaucratie pour les commerces. « C’est une politique fiscale ratée sous couvert d’humanité. Un loup déguisé en mouton ».

Le député Yamina Matan Kahane a également dénoncé que « le socialisme de pacotille, qui consiste à donner des fonds publics aux groupes composés de proches du Mapaï [parti politique né en 1930 d’une fusion entre l’Hapoel Hatzair et l’Akhdout HaAvoda de David BenGurion] est redevenu la norme dans l’économie ».

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a été tout au long de sa carrière un grand partisan de la déréglementation, à laquelle il a attribué le mérite de l’ouverture de l’économie.

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