Amira Oron désignée nouvelle ambassadrice au Caire avec beaucoup de retard
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Amira Oron désignée nouvelle ambassadrice au Caire avec beaucoup de retard

La désignation de cette diplomate chevronnée, en 2018, a tardé, le Premier ministre ayant envisagé différents candidats ; elle sera la première femme à servir à ce poste sensible

Amira Oron (Crédit : capture d'écran via Channel 10)
Amira Oron (Crédit : capture d'écran via Channel 10)

Le gouvernement a approuvé, dimanche, la nomination d’Amira Oron au poste d’ambassadrice en Égypte, plus d’un an et demi après sa désignation initiale à la fonction. Elle sera la toute première femme à prendre en charge cette mission sensible.

De plus, les ministres ont approuvé la nomination de Bat Eden Kate au poste d’ambassadeur au Turkménistan, une nation à majorité musulmane dans le centre de l’Asie qui partage une frontière avec l’Iran.

Amira Oron, diplomate chevronnée, avait été sélectionnée pour prendre la tête de l’ambassade israélienne au Caire par le ministère des Affaires étrangères, au mois d’octobre 2018. Mais le vote sur sa désignation avait été reporté, le Premier ministre songeant à nommer à cette haute fonction Ayoub Kara, député du Likud.

Le ministre des Affaires étrangères, qui a poussé le cabinet à voter les nominations, a salué la décision prise par ses collègues.

« Ce sont des diplomates expérimentés, professionnels, précieux, et j’ai la conviction qu’ils feront connaître des avancées significatives aux relations bilatérales entre l’État d’Israël et les pays dans lesquels ils serviront », a commenté Gabi Ashkenazi.

Ayoub Kara, un fervent soutien du Premier ministre connu pour un certain nombre de maladresses, avait retiré sa candidature l’année dernière face à l’opposition du corps diplomatique à sa désignation.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu. (droite) avec le ministre des Communications, Ayoub Kara, lors d’une réunion du Likud à la Knesset le 7 mai 2018. (Miriam Alster/Flash90)

Les personnels diplomatiques avaient lancé des appels publics à la nomination d’Amira Oron qui avait travaillé au Caire, Ankara et à Bruxelles et qui avait dirigé la division Égypte au sein du ministère des Affaires étrangères.

Le dernier envoyé au Caire avait été David Govrin. Depuis son départ l’été dernier, l’ambassade était dirigée par Eyal Sela.

Cette image du 9 septembre 2015 diffusée sur la page Facebook officielle de l’ambassade d’Israël en Égypte montre la plaque apposée lors de la réouverture de l’ambassade au Caire, quatre ans après le saccage par une foule égyptienne du site où la mission était auparavant située. (Page officielle Facebook de l’ambassade d’Israël en Égypte via AP)

En 2017, David Govrin et son personnel étaient revenus au sein de l’État juif pendant huit mois en raison de menaces sécuritaires qui n’avaient pas été précisées. À leur retour en Égypte, ils avaient repris le travail depuis le domicile de l’ambassadeur, dans les faubourgs du Caire.

Amira Oron, qui parle couramment l’arabe, retournera travailler à l’ambassade du Caire.

L’Égypte a été le premier pays arabe à faire la paix avec Israël, en 1979, mais les relations entre les deux nations sont restées tendues en raison du soutien égyptien aux Palestiniens, très populaire.

Ces dernières années, les deux pays ont mis en place des liens sécuritaires plus étroits, procédant également à un plus grand partage de renseignements, en raison de leur animosité partagée face aux groupes terroristes islamistes et de leurs inquiétudes face à d’autres menaces régionales.

L’Égypte a aussi joué un rôle déterminant pour tenter de mettre un terme aux hostilités entre Israël et le Hamas, ainsi que dans les négociations portant sur la réconciliation entre les factions palestiniennes.

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