« Anges gardiens »: des équipes internationales de secours s’entraînent en Israël
Tsahal accueille le plus grand exercice jamais organisé pour des équipes héliportées afin de s’entraîner aux extractions en temps de guerre
Judah Ari Gross est le correspondant du Times of Israël pour les sujets religieux et les affaires de la Diaspora.
Plus tôt ce mois, les équipes de recherche et de sauvetage de six pays sont venues en Israël pour participer au plus grand exercice de ce type jamais organisé. Elles se sont entraînées à réaliser des extractions sous le feu ennemi et à évacuer des victimes civiles de voitures accidentées.
L’exercice – aussi appelé « Anges gardiens » – était supervisé par l’Unité 669 d’Israël, une unité des forces spéciales qui se focalise sur les opérations de recherche et de sauvetage. Pas plus tard que la semaine dernière, l’Unité 669 a participé à la mission de sauvetage pour extraire un groupe de soldats des forces spéciales qui avait été ciblé alors qu’il menait une opération à Gaza dimanche soir.
L’exercice des « Anges gardiens » s’est déroulé sur la même période – du 4 au 11 novembre – sans être affecté par la flambée de violence de la semaine dernière dans la bande de Gaza, selon le général Nir Nin-Nun, chef de la division hélicoptère et de soutien aérien de l’Armée de l’Air israélienne.
Six pays participaient à l’excercice : la Croatie, les Etats-Unis, le Canada, les Pays-Bas, la République Tchèque et l’Italie.
Seulement la moitié des pays pouvait pleinement participer, alors que l’autre observait, afin de permettre à chaque équipe au sol d’être composée d’une proportion équitable de soldats de différentes armées, a expliqué Nin-Nun.
L’exercice se focalisait sur les opérations au sol, plus que sur l’activité en vol.
Les équipes se sont notamment entraînées à récupérer des pilotes qui s’étaient éjectés de leur appareil, et au secours à l’intérieur de canyons. Les exercices, qui comprenaient des opérations dans les déserts et les forêts d’Israël, mais aussi dans des scénarios de combat urbain à l’aide de villes factices, se sont déroulés de jour comme de nuit, a précisé Nin-Nun.

« Même si Israël est un petit pays, nous avons des paysages escarpés », a expliqué Nin-Nun aux journalistes lors d’un appel téléphonique.
Pour les soldats israéliens des forces spéciales, qui travaillent d’habitude uniquement avec d’autres troupes israéliennes, l’exercice leur a donné la possibilité d’apprendre comment travailler avec d’autres pays.
Selon Nin-Nun, les soldats de l’Unité 669 ont pu apprendre les protocoles de l’OTAN pour les opérations de recherche et de sauvetage.
« Nous ne les connaissions pas auparavant. C’est quelque chose dont nous n’avions jamais eu besoin », a-t-il déclaré.

Ces dernières années, Israël a renforcé sa coopération avec l’OTAN, après avoir été reconnu par les Etats-Unis en 2014 comme étant seulement au niveau en dessous de celui de membre à part entière de l’organisation.
Selon Nin-Nun, les premiers retours des armées impliquées étaient positifs, avec le potentiel pour de futurs exercices « Anges Gardiens » à l’avenir, peut-être dans deux ans.
« Je pensais que si tout se passait bien, nous pourrions le faire une fois tous les trois ans », a-t-il remarqué. « Mais maintenant, je pense que le prochain exercice aura lieu avant. Pas dans les six prochains mois, mais peut-être d’ici deux ans », a conclu Nin-Nun.