Anne Hidalgo revient sur son engagement contre l’antisémitisme
À quelques jours du second tour des élections municipales, la maire de Paris sortante PS a expliqué ne rien regretter concernant "Tel Aviv sur Seine" et la place de Jérusalem

Anne Hidalgo (PS), maire de Paris sortante, qui s’opposera à Rachida Dati (LR) et à Agnès Buzyn (LReM) lors du second tour des élections municipales le 28 juin, était l’invitée ce dimanche de Frédéric Haziza au micro de Radio J.
La responsable socialiste s’est notamment confiée sur l’antisémitisme en France. Elle a indiqué que, alors que nous vivions dans une société qui est « extrêmement fracturée », il ne faut « rien laisser passer » et « nommer les choses, les combattre » et n’accepter « aucune complaisance ».
« Sur la question du BDS et du boycott d’Israël, à Paris, j’ai condamné fermement dès que j’ai été maire tous ces appels-là. J’ai tenu contre vents et marrées un ‘Tel Aviv plage’ à Paris sous la pression et sous les insultes de celles et ceux qui faisaient l’amalgame entre antisémitisme et antisionisme », a-t-elle expliqué.
Comme pour l’inauguration de la place Jérusalem à Paris, elle a indiqué qu’elle n’hésiterait pas à refaire ce type d’évènements.
« Je le referais parce que je refuse que l’on fasse ce lien, et je sais que l’antisionisme est vraiment le nid… Ça fait partie de ces nouveaux habits de l’antisémitisme », a-t-elle dit.
Elle a ainsi appelé à ne pas céder aux propos antisémites entendus récemment lors d’une manifestation « antiraciste » et à les dénoncer.
Face à la « haine de l’autre », elle propose de mettre en place des « politiques très concrètes » notamment en termes de transport, d’éducation et autres « dans les quartiers où la situation est dégradée ».
« Je suis une humaniste, et je continuerai à défendre l’universalisme humaniste et républicain », a-t-elle ajouté.
Interrogée sur la controversée loi Avia, la maire de Paris s’est dit en faveur d’une « régulation de ce qu’il se passe sur le net ».
La responsable politique est également revenue sur la convention pour le climat et la crise écologique, sur les problèmes du trafic de drogue ou encore sur les transports parisiens, ainsi que sur le soutien de Marine Le Pen à son opposante à la mairie de Paris Rachida Dati.
Selon un récent sondage Harris Interactive – Epoka pour LCI, la maire socialiste sortante arriverait largement en tête lors du scrutin du 28 juin, avec 45 % d’intentions de vote.