Antisémitisme : interdit d’élections, un allié de Corbyn quitte le Labour
Rechercher

Antisémitisme : interdit d’élections, un allié de Corbyn quitte le Labour

Chris Williamson se présentera en indépendant après avoir été exclu des candidatures par le parti. Il a déploré une chasse aux sorcières, attribuant son éviction aux "sionistes"

Le député travailliste Christ Williamson, vu en 2018, avait été suspendu du parti en février. (Jack Taylor/Getty Images via JTA)
Le député travailliste Christ Williamson, vu en 2018, avait été suspendu du parti en février. (Jack Taylor/Getty Images via JTA)

Un allié déterminant du chef du parti du Labour Jeremy Corbyn, qui avait minimisé le problème de l’antisémitisme dans la formation, a présenté sa démission.

Le député travailliste Chris Williamson a démissionné mercredi suite à la décision prise par le parti de ne pas le présenter comme candidat au cours des élections générales du 12 décembre. Williamson a fait savoir qu’il se présenterait comme indépendant, selon le Jewish News.

Williamson avait été suspendu cette année pour avoir dit que le Labour montrait « trop de contrition » en réponse aux accusations – constamment rejetées par la formation – d’un antisémitisme dans ses rangs qui serait devenu institutionnel. Au mois de juin, il avait été réintégré puis de nouveau suspendu, deux jours plus tard, suite à une polémique suscitée par sa réintégration.

Sous Corbyn, qui a appelé le Hamas et le Hezbollah ses « amis », le parti travailliste est devenu « un asile pour ceux dont les attitudes envers les Juifs sont infâmes », avait estimé une commission d’enquête britannique mise en place en 2016. La gestion du problème de la haine antijuive au sein de la formation fait actuellement l’objet d’une enquête de la part de la Commission Egalité et droits de l’Homme, un groupe de veille gouvernemental.

Dans sa lettre de démission, Williamson a fait une série d’allusions suggérant que cette attention portée sur la question de l’antisémitisme au sein du Labour avait pour origine les Juifs sionistes ou Israël, ou encore les deux.

Il a dit dans son courrier que le Jewish Labour Movement, l’une des plus anciennes branches du parti, avait repris de l’élan « en 2015, au moment même où l’Etat d’Israël a lancé une stratégie diplomatique visant à délégitimer l’activisme palestinien à gauche et à normaliser le sionisme au sein de notre mouvement ».

Il a ajouté être victime d’une « chasse aux sorcières » au service des « extrémistes de droite », et notamment de la Ligue de défense juive.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...