Antisémitisme : le CJM salue l’adoption de la définition de l’IHRA par la Serbie
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Antisémitisme : le CJM salue l’adoption de la définition de l’IHRA par la Serbie

Le site web du ministère de l'Éducation indique que la définition de l'IHRA fournira un guide pratique pour l'identification et la collecte de données sur les incidents antisémites

La synagogue Sukkat Shalom de Belgrade, en Serbie. (Crédit : CC BY-SA 3.0, Krumb77, Wikipedia)
La synagogue Sukkat Shalom de Belgrade, en Serbie. (Crédit : CC BY-SA 3.0, Krumb77, Wikipedia)

JTA – Le ministère serbe de l’Éducation a ajouté à son site web une définition de l’antisémitisme qui comprend quelques exemples de haine contre Israël.

Le ministère a mis en ligne la définition de l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste, ou IHRA, sur son site le 30 avril.

Lundi, l’ambassade d’Israël à Belgrade a félicité sur Twitter le gouvernement serbe « pour avoir adopté la définition de l’IHRA ».

La Serbie est un proche allié de la Russie, qui n’a pas adopté cette définition.

La définition stipule que certaines formes d’invectives contre Israël, y compris la comparaison avec l’Allemagne nazie et la négation du droit du peuple juif à l’autodétermination, sont des exemples d’antisémitisme, mais critiquer les politiques d’Israël ne l’est pas.

« Le but de ce document est de fournir un guide pratique pour l’identification et la collecte de données sur les incidents antisémites », peut-on lire sur le site web du ministère serbe de l’Éducation.

En juin 2018, des nationalistes serbes défilent dans une rue de Belgrade, portant des banderoles qui protestent contre la profanation des églises orthodoxes serbes et attribuent les problèmes économiques du pays à des « influences étrangères néfastes » telles que l’OTAN, la Banque mondiale, la télévision réalité, l’UE, les francs-maçons, les aliments transgéniques, Israël et les États-Unis. (Larry Luxner/Times of Israel)

Les militants pro-palestiniens s’opposent à la définition de l’IHRA, affirmant qu’elle empêche la critique des politiques d’Israël ou limite indûment la liberté d’expression.

La définition présente principalement des exemples de comportements antisémites sans lien avec Israël, comme l’appel à faire du mal aux Juifs ou la négation de la Shoah.

Les manifestations d’antisémitisme, selon la nouvelle définition, « pourraient inclure le ciblage de l’État d’Israël, conçu comme une collectivité juive », bien que « des critiques d’Israël similaires à celles formulées à l’encontre de tout autre pays ne puissent être considérées comme antisémites ».

« Le Congrès juif mondial soutient pleinement l’élection d’Aleksandar Jinker en tant que président légitime de la communauté juive de Belgrade, membre de notre affilié serbe, la Fédération des communautés juives de Serbie, » lit-on dans un communiqué du Congrès juif mondial (CJM).

« Nous sommes profondément reconnaissants des autorités serbes d’avoir reconnu la nécessité d’une résolution honnête et rapide de la crise interne qui a menacé de faire dérailler les efforts critiques entrepris au sein du gouvernement pour aller de l’avant dans le processus d’indemnisation des victimes de la Shoah et de leurs héritiers. Nous sommes très encouragés par l’engagement démontré par la Serbie à résoudre ce problème, même sur fond d’incertitude et de ressources mises à rude épreuve par la pandémie de coronavirus ».

Ronald S. Lauder, président du CJM, a poursuivi en disant : « La loi du gouvernement serbe sur la restitution des biens juifs est sans aucun doute l’une des plus justes et des plus ambitieuses d’Europe et devrait servir de modèle à d’autres pays. Nous espérons sincèrement que la résolution de cette crise de leadership permettra la mise en œuvre de la législation serbe sur la restitution en toute transparence, et qu’après deux ans de tumultes, la communauté juive de Serbie pourra jouir du calme et de la sécurité que cette législation est censée garantir ».

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