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Antisémitisme « révoltant » au sein d’un syndicat étudiant britannique

Une enquête révèle l’ampleur des faits : intimidations, diffamation, théories du complot. Le Conseil des Députés reproche au syndicat « une longue série d’échecs »

Illustration : Des militants et partisans pro-palestiniens brûlent un drapeau israélien lors d'une manifestation de soutien à la cause palestinienne devant l’ambassade d’Israël, au centre de Londres, le 22 mai 2021. (Crédit : Justin Tallis/AFP)
Illustration : Des militants et partisans pro-palestiniens brûlent un drapeau israélien lors d'une manifestation de soutien à la cause palestinienne devant l’ambassade d’Israël, au centre de Londres, le 22 mai 2021. (Crédit : Justin Tallis/AFP)

Une enquête indépendante a révélé que le Syndicat national des étudiants du Royaume-Uni n’a pas protégé ses membres juifs « des nombreux faits » d’antisémitisme survenus au cours des dix dernières années.

L’enquête, publiée jeudi, révèle que des étudiants juifs ont été victimes d’intimidations, voire ostracisés au sein du syndicat, en raison de leur confession et de leurs opinions sur Israël.

En mai 2022, le syndicat a demandé à Rebecca Tuck, spécialiste en droit, de mener l’enquête suite aux propos de 20 ex-présidents du syndicat, évocateurs de problèmes d’antisémitisme au sein de l’organisation.

Le Syndicat national des étudiants est une confédération de près de 600 syndicats étudiants, représentant plus de sept millions d’étudiants.

Le rapport de Tuck est adossé à ses entretiens avec des individus et pas moins de 46 organisations.

Selon ses conclusions, les discriminations envers les étudiants juifs passaient par
« l’emploi de tropes antisémites ou de la diffamation en lien avec une prétendue conspiration des Rothschild », ainsi que des reproches faits aux membres juifs pour les politiques d’Israël.

Elle a également déclaré que les procédures internes au Syndicat pour traiter les plaintes étaient inadéquates lorsqu’elles n’avaient pas été tout simplement ignorées.

« Tout au long de ces dix dernières années au moins, les étudiants juifs ne se sont pas sentis les bienvenus voire n’ont pas été admis dans les locaux du syndicat ou dans les fonctions électives. Il y a eu de nombreux cas d’antisémitisme au sein du syndicat », dénonce Tuck dans son rapport.

« Je ne suis pas entrée en politique étudiante pour ne parler que des questions juives, mais j’ai passé tout mon temps au sein du syndicat à défendre les droits des étudiants juifs à y pendre part », a déclaré une étudiante anonyme citée dans le rapport.

« Les cas d’antisémitisme auxquels j’ai été confrontée étaient, pour l’essentiel, liés à l’obsession du syndicat pour le conflit israélo-palestinien et mon lien supposé avec celui-ci », a expliqué l’étudiante.

Le rapport contient 11 recommandations, dont une définition de l’antisémitisme destinée au personnel du syndicat et la fourniture de matériel éducatif sur l’antisémitisme et le conflit israélo-palestinien.

Dans un communiqué, le syndicat a déclaré que le rapport établissait « un compte rendu détaillé et révoltant de l’antisémitisme au sein du mouvement étudiant ».

« La lecture de ce rapport a été difficile pour nous tous, mais nous nous félicitons des pistes qu’il trace pour lutter de front contre l’antisémitisme », a ajouté le syndicat.

« L’antisémitisme est contraire à nos valeurs d’égalité et solidarité. Nous avons derrière nous une longue histoire de luttes aux côtés des étudiants juifs. Nous devons lutter collectivement contre l’antisémitisme sous toutes ses formes. »

Le Conseil des députés des Juifs britanniques a déclaré que les résultats attestaient d’« une longue suite d’échecs » de la part du syndicat, qui, selon lui, traitait les membres juifs « avec apathie sinon hostilité ».

Il a invité le syndicat à travailler en tandem avec l’Union des étudiants juifs « pour s’assurer que cette fois-ci, les recommandations du rapport soient effectivement mises en œuvre ».

Le Syndicat des étudiants juifs a qualifié le rapport de « réquisitoire cinglant » et accusé le Syndicat national des étudiants d’avoir « laissé tomber des générations entières d’étudiants juifs ».

« Ce rapport confirme que les étudiants juifs ont été victimes de harcèlement et discrimination et que les plaintes pour antisémitisme ont été rejetées ou ignorées », a déclaré le président du Syndicat des étudiants juifs, Joel Rosen.

« Il est essentiel que ce rapport soit suivi d’actions significatives immédiates. »

En 2022, le gouvernement britannique avait suspendu ses relations avec le Syndicat national des étudiants en raison d’accusations d’antisémitisme.

Les Juifs et les autorités britanniques ont enregistré 2 255 incidents antisémites au Royaume-Uni en 2021, ce qui constitue le chiffre le plus élevé de ces dernières années en Europe.

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