Anvers : Une école orthodoxe enseignera bien l’évolution et l’éducation sexuelle
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Anvers : Une école orthodoxe enseignera bien l’évolution et l’éducation sexuelle

Benoth Jerusalem a indiqué que l'un de ses employés avait eu tort de donner aux enseignants la consigne de ne pas entretenir les élèves de politique et de racisme

Un père ultra-orthodoxe emmène ses enfants à l'école Jesode Hatorah d'Anvers (Photo d'illustration :  Cnaan Liphshiz/JTA)
Un père ultra-orthodoxe emmène ses enfants à l'école Jesode Hatorah d'Anvers (Photo d'illustration : Cnaan Liphshiz/JTA)

Une école pour filles ultra-orthodoxe d’Anvers s’est distancée d’un document transmis par un employé du lycée donnant pour instruction aux professeurs de ne pas parler aux élèves d’éducation sexuelle et d’évolution.

C’est le quotidien Gazet van Antwerpen qui avait annoncé lundi l’existence de ce document intitulé « Instructions générales » et qui a amené la ministre de l’Education flamande, Hilde Crevits, à ouvrir une enquête sur le lycée Benoth Jerusalem.

En 2012, Benoth Jerusalem avait été classé dans la catégorie des établissements « déficients » lors d’une inspection du ministère parce que l’établissement n’enseignait pas l’évolution et l’éducation sexuelle, ce qui avait remis en question son éligibilité à des subventions gouvernementales. Benoth Jerusalem est une école publique financée par le ministère de l’Education flamand.

La région flamande est l’un des trois états qui forment la Belgique et sa capitale est Anvers. En plus du programme exigé par l’Etat – qui comprend l’enseignement de la reproduction humaine, de l’évolution et de l’histoire – le lycée offre des études juives de la part de professeurs ultra-orthodoxes. Le principal appartient à la communauté haredim mais ce sont des employés non-juifs du ministère qui enseignent les matières obligatoires.

Dans le paragraphe « matériels d’enseignement », le document, qui semblait être destiné aux enseignants non-juifs, précisait que : « Il ne faut pas parler aux élèves de sexe, de reproduction, de politique, de religion, de racisme et de problèmes personnels ».

Dans un communiqué, Benoth Jerusalem a indiqué que le document regroupait « tout ce qui est contre les valeurs défendues par l’école », notant qu’il ne s’agissait pas d’un texte officiel. Si un employé de l’école l’avait en effet imprimé, les responsables lui avaient dit que le « document s’oppose à toutes les valeurs de l’école », a ajouté le communiqué.

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