Appel pour réduire la condamnation d’un homme qui a tué sa petite-amie rejeté
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Appel pour réduire la condamnation d’un homme qui a tué sa petite-amie rejeté

Riad Rushrush va passer 19 ans derrière les barreaux après que les juges ont rejeté son argument qu'il s'agissait d'un homicide involontaire

Riad Roshrosh, observé sur un écran vidéo lors d'une audience pour son appel de sa condamnation pour le meurtre de sa petite amie, à la Cour suprême à Jérusalem, le 2 juillet 2020. (Yonatan Sindel/Flash90)
Riad Roshrosh, observé sur un écran vidéo lors d'une audience pour son appel de sa condamnation pour le meurtre de sa petite amie, à la Cour suprême à Jérusalem, le 2 juillet 2020. (Yonatan Sindel/Flash90)

Dimanche, la Cour suprême a rejeté un appel déposé par un homme qui cherchait à faire réduire de plus d’un tiers sa condamnation à 19 ans de prison pour le meurtre de sa petite-amie. Il soutenait l’idée que son crime aurait dû être considéré comme involontaire.

Riad Rushrush, âgé de 29 ans, a été condamné pour homicide volontaire pour le meurtre en 2017 de Tehila Nagar, âgée de 31 ans. Il a aussi été condamné à payer 280 000 shekels (65 000 euros) à sa famille.

Il avait fait appel contre la condamnation prononcée par le tribunal de Nazareth. Il cherchait à faire réduire sa peine à un maximum de 12 ans avec l’accusation moins grave d’homicide involontaire.

Pourtant, le panel de trois juges de la Cour suprême a statué que le tribunal avait convenablement établi les circonstances du meurtre et qu’il n’y avait « aucune raison d’intervenir dans la condamnation ».

Début 2017, Rushrush a été inculpé pour le meurtre de Nagar, sa petite amie depuis un an et demi. Ses avocats ont contesté l’accusation, soutenant l’argument que l’ensemble du dossier de l’accusation était basé sur des preuves indirectes. En février 2019, les procureurs d’Etat ont reconnu qu’il y avait des « failles juridiques » dans leur dossier, et ils ont annoncé un accord négocié avec la charge réduite à homicide volontaire au lieu de meurtre. Une condamnation pour meurtre aurait permis une condamnation à perpétuité, 25 ans de prison en Israël.

Tehila Nagar. (Autorisation)

Il a été condamné en novembre 2019, et la famille de Nagar avait alors déclaré que la justice n’avait pas été rendue.

« Il n’a pas juste tué ma fille, il l’a assassinée », avait déclaré aux médias la mère de Nagar en larmes. « De sang froid ».

Rushrush, un résident de la ville à majorité Druze et arabe de Maghar dans le nord d’Israël, a clamé son innocence tout au long de son procès, même si des amis et des membres de la famille ont témoigné qu’il frappait souvent Nagar.

Deux semaines avant que sa dépouille ne soit retrouvée abandonnée sur le bas-côté d’une route à proximité de la ville de Migdal en Galilée, la famille de Nagar avait déposé une plainte à la police contre Rushrush pour violence conjugale.

La police avait arrêté Rushrush et l’avait détenu pendant plusieurs jours, mais elle avait dû le relâcher puisque Nagar refusait de témoigner contre lui. La plainte contre lui avait due être classée par manque de preuves.

La nuit du meurtre, Rushrush aurait persuadé Nagar de le rejoindre dans un café à Tibériade pour parler de leur relation. Sur le chemin du retour, les procureurs affirment qu’il a arrêté le véhicule sur le côté de la route 90, et qu’il la battue à mort.

Des ouvriers de chantier ont découvert son corps brutalement battu sur le bas-côté de la route le lendemain.

Lors de l’enquête, la police a trouvé des traces de sang à l’intérieur de sa voiture.

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