Israël en guerre - Jour 148

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Après avoir rejeté la contre-offre du Hamas, Israël ouvert à des pourparlers – média

Le cabinet de guerre aurait accepté de rédiger une réponse formelle au groupe terroriste basé sur la proposition de Paris ; les familles des otages réclament une rencontre urgente

Le cabinet de guerre réunit au quartier général militaire de l’armée israélienne, la Kirya, à Tel Aviv le 18 janvier 2024. (Crédit : Kobi Gideon/GPO)
Le cabinet de guerre réunit au quartier général militaire de l’armée israélienne, la Kirya, à Tel Aviv le 18 janvier 2024. (Crédit : Kobi Gideon/GPO)

Les membres du cabinet de guerre auraient décidé d’élaborer une réponse à la proposition du groupe terroriste palestinien du Hamas pour un accord de libération d’otages, après avoir rejeté ses exigences à cet égard.

Selon des informations diffusées vendredi, Israël est disposé à organiser des pourparlers sur la base d’une proposition d’accord à laquelle le Hamas a répondu, mais s’oppose à la plupart des conditions posées par le groupe terroriste au pouvoir à Gaza, notamment la fin de la guerre déclenchée par son attaque du 7 octobre contre le sud d’Israël, au cours de laquelle des terroristes palestiniens ont massacré près de 1 200 personnes, pour la plupart des civils, et pris 253 personnes en otage.

Le cadre initial a été élaboré lors d’une réunion à Paris le mois dernier, à laquelle ont participé des hauts fonctionnaires des États-Unis, d’Israël, du Qatar et de l’Égypte.

Il prévoyait une pause humanitaire en trois phases : 35 à 40 otages israéliens, dont des femmes, des hommes de plus de 60 ans et des personnes souffrant de graves problèmes de santé, seraient libérés au cours de la première phase de six semaines. Les soldats israéliens et les corps des otages tués seraient libérés au cours des deuxième et troisième phases.

Les détails concernant ces dernières phases, ainsi que le nombre et l’identité des prisonniers de sécurité palestiniens qui seraient libérés par Israël, devaient être discutés lors de négociations ultérieures si les deux parties acceptaient la proposition de Paris. D’autres sources ont présenté différentes versions du cadre, qui n’a pas encore été officiellement communiqué.

Le Hamas a présenté sa réponse au cadre mardi, exigeant notamment qu’Israël libère au moins 1 500 prisonniers de sécurité palestiniens incarcérés pour atteinte à la sécurité en Israël, retire totalement ses troupes de Gaza, accepte un cessez-le-feu permanent et prenne des mesures pour réduire sa souveraineté sur le mont du Temple.

Des Israéliens bloquant une autoroute pour réclamer la libération des otages retenus par le Hamas, à Tel Aviv, en Israël, le 4 février 2024. (Crédit : Oded Balilty/AP Photo)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a qualifié ces exigences de « délirantes » et aurait rejeté une proposition égyptienne d’envoyer un représentant au Caire afin de faire avancer les négociations.

Le cabinet de guerre a encore discuté de la réponse du Hamas jeudi soir. Les ministres ont convenu qu’Israël n’accepterait pas deux autres demandes du Hamas, à savoir que l’armée israélienne retire ses troupes du « corridor » qui sépare le nord et le sud de la bande de Gaza, et qu’elle autorise le retour des civils dans le nord de la bande de Gaza pendant la première phase de la pause, selon le site d’information Axios.

Toutefois, il serait prêt à discuter du retrait des troupes des principaux centres de population de Gaza pendant la pause.

Ces positions ont été transmises aux médiateurs, de même que le rejet par Israël de la demande du Hamas d’ajouter à l’accord une clause relative à un cessez-le-feu permanent, a indiqué Axios, citant un fonctionnaire qui a déclaré qu’Israël ne voulait pas s’engager à ne pas reprendre les frappes contre le Hamas après la mise en œuvre de l’accord.

Israël a également informé les médiateurs qu’il ne discuterait pas d’une demande incluse par le Hamas pour qu’Israël « lève le siège de Gaza », a déclaré le fonctionnaire. L’article précise qu’Israël a également indiqué aux médiateurs que le nombre de prisonniers de sécurité réclamé par le Hamas n’était pas raisonnable, de même que toutes les demandes qui ne sont pas liées à la guerre de Gaza.

Les responsables israéliens cités dans l’article ont déclaré qu’ils n’enverraient pas de représentants au Caire pour l’instant, mais qu’ils étaient en contact permanent avec les médiateurs et qu’ils étaient prêts à envoyer des représentants si certaines des divergences étaient surmontées.

Le directeur de la CIA William Burns s’exprimant lors d’une audience du Sénat examinant les menaces se présentant dans le monde entier, au Capitole, le 8 mars 2023. (Crédit : Amanda Andrade-Rhoades/AP)

Le directeur de la CIA, William Burns, devrait se rendre dans la capitale égyptienne dans les prochains jours pour tenter de faire avancer les négociations.

Selon la Douzième chaîne, le cabinet de guerre a accepté d’insister pour que la libération des prisonniers de sécurité palestiniens « lourds » – ce qui signifie apparemment ceux qui ont été condamnés pour meurtre et autres délits graves – soit reportée à une étape ultérieure de l’accord.

Le groupe terroriste, qui gouverne la bande de Gaza, a indiqué dans son avenant à la proposition qu’il souhaitait la libération de 1 500 prisonniers, dont un tiers serait choisi sur une liste de Palestiniens condamnés à la perpétuité par Israël.

Les ministres du parti HaMahane HaMamlahti, Benny Gantz et Gadi Eisenkot, ont demandé que la réponse d’Israël soit formellement rédigée et envoyée immédiatement aux médiateurs égyptien et qatari, selon le reportage de la Douzième chaîne.

Netanyahu a rejeté cette demande, déclarant à la place qu’il voulait présenter la réponse à l’ensemble du cabinet, ce qui retardera probablement le processus de plusieurs jours, a indiqué la chaîne, tout en notant qu’il était également moins probable qu’elle soit approuvée étant donné les nombreux ministres de la ligne radicale qui s’opposent à faire de significatives concessions au Hamas en échange des otages.

Il n’était pas clair comment cela concordait avec l’article d’Axios selon lequel Israël a effectivement transmis une série de réponses aux médiateurs. La Douzième chaîne a par la suite déclaré que la réponse d’Israël avait été transmise verbalement aux médiateurs, et non formellement par écrit.

Les proches demandent une rencontre

Les Israéliens lors d’un rassemblement appelant à la libération des otages enlevés par les terroristes du Hamas à Gaza sur la « Place des Otages », à Tel Aviv, le 3 février 2024. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Vendredi, des proches d’otages détenus par le Hamas ont demandé une réunion urgente avec le cabinet de guerre, envoyant à ses membres une lettre cinglante mettant en doute l’engagement du forum en faveur du retour de leurs proches.

La lettre du Forum des familles des otages et disparus cite la décision de ne pas envoyer de fonctionnaires au Caire, la « coordination gouvernementale pour attaquer l’accord de libération » et ce qui est qualifié de « campagne organisée d’incitation [à la haine] » contre les otages par des figures médiatiques non désignées.

« Les familles demandent à rencontrer immédiatement les membres du cabinet pour savoir s’ils sont toujours déterminés à libérer les otages ou si le pouvoir de négociation doit être transféré à une personne qui se considère comme déterminée à sauver des vies », indique la lettre.

132 des otages enlevés par le Hamas et ses complices le 7 octobre sont encore à Gaza, mais certains ne sont plus en vie – après la libération de 105 civils au cours d’une trêve d’une semaine à la fin du mois de novembre.

Quatre otages avaient été libérées avant cela, et une soldate avait été secourue par l’armée israélienne. Les corps sans vie de huit otages ont également été retrouvés et trois otages ont été tués par erreur par l’armée le 15 décembre.

L’armée a confirmé le décès de 29 otages – notamment de deux captifs dont la mort a été annoncée mardi – qui se trouvaient encore à Gaza, citant de nouveaux renseignements et autres informations obtenues par les militaires en opération sur le terrain, au sein de l’enclave côtière. Une personne est encore considérée comme portée disparue depuis le 7 octobre et son sort reste indéterminé.

Outre les 132 otages, le Hamas détient aussi les dépouilles d’Oron Shaul et de Hadar Goldin, morts dans la bande en 2014. Il garde aussi en captivité deux civils israéliens, Avera Mengistu et Hisham al-Sayed, qui seraient encore vivants après être entrés dans la bande de leur propre gré en 2014 et en 2015.

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