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Après des mois, un sénateur républicain débloque l’aide palestinienne restante

Jim Risch approuve le versement des 20 derniers millions de dollars sur les 75 promis par Biden, mais insiste pour qu'ils ne soient pas acheminés vers les terroristes

Jacob Magid est le correspondant pour les questions liées aux implantations pour le Times of Israël

Une élève palestinienne passe devant l'aide humanitaire de l'Office de secours et de travaux des Nations Unies (UNRWA) et de l'USAID, le 6 juin 2010, dans le camp de réfugiés de Shatie, dans la ville de Gaza. (AP Photo/Lefteris Pitarakis, File)
Une élève palestinienne passe devant l'aide humanitaire de l'Office de secours et de travaux des Nations Unies (UNRWA) et de l'USAID, le 6 juin 2010, dans le camp de réfugiés de Shatie, dans la ville de Gaza. (AP Photo/Lefteris Pitarakis, File)

Un haut responsable républicain du Sénat a accepté mercredi de débloquer le reste des fonds humanitaires qu’il retenait depuis que l’administration Biden les a alloués aux Palestiniens au printemps dernier, a indiqué son bureau au Times of Israel mercredi soir.

Un porte-parole de Jim Risch, membre de la Commission des Relations Extérieures du Sénat, a déclaré que le sénateur avait accepté de débloquer les 20 millions de dollars d’aide qu’il retenait, « à condition qu’ils soient reprogrammés pour être utilisés pour l’aide alimentaire et qu’ils ne tombent pas entre les mains de terroristes ».

M. Risch avait initialement retenu la totalité des 75 millions de dollars d’aide humanitaire que l’administration Biden avait affectés aux Palestiniens en mars dernier. Dans les mois qui ont suivi, il a débloqué environ 55 millions de dollars de cette aide en deux approbations distinctes.

Le membre républicain le plus haut placé a exprimé à plusieurs reprises son appréhension à l’égard de cette aide, avertissant qu’elle pourrait être détournée pour être utilisée à des fins non humanitaires. L’administration Biden a insisté sur le fait que les fonds font l’objet d’un contrôle rigoureux et qu’ils ne peuvent être versés qu’à des groupes humanitaires et des ONG approuvés, et non à l’Autorité palestinienne (AP), compte tenu de la politique d’aide « sociale » de cette dernière, qui prévoit notamment des versements réguliers aux prisonniers de la sécurité ayant commis des attentats contre des Israéliens.

Les 25 premiers millions de dollars débloqués par M. Risch à la fin du printemps sont allés au réseau hospitalier palestinien, à des programmes d’engagement communautaire et à d’autres formes d’aide humanitaire. Les 30 millions de dollars suivants, débloqués au cours de l’été, ont été affectés à l’approvisionnement en eau et à l’assainissement à Gaza. La plupart des derniers 20 millions de dollars débloqués par M. Risch mercredi devaient être affectés à des projets d’infrastructure pour les Palestiniens, mais ont été reprogrammés en tant qu’aide alimentaire, le républicain craignant que les fonds ne soient mal utilisés, a déclaré un assistant du Congrès au Times of Israel.

Si l’aide n’avait pas été dépensée avant la fin du mois de septembre, elle aurait expiré. Au total, l’administration Biden a alloué environ 400 millions de dollars d’aide humanitaire aux Palestiniens par le biais de divers programmes après que le financement a été pratiquement éliminé par l’administration Trump, Ramallah refusant de coopérer avec ses efforts de paix, considérés par l’AP et une grande partie de la communauté internationale comme biaisés en faveur d’Israël.

Sur cette photo du 30 janvier 2019, de gauche à droite, le représentant spécial de l’OEA Gustavo Tarre Briceno, le nouvel envoyé de l’opposition vénézuélienne à Washington Carlos Vecchio, le sénateur James Risch et le sénateur Rick Scott écoutent une question d’un journaliste lors d’une conférence de presse après une réunion de la Commission des affaires étrangères du Sénat au Capitole à Washington. (AP Photo/Andrew Harnik)

Les démocrates faisaient pression sur M. Risch depuis des mois pour qu’il débloque l’aide.

Le représentant Jamie Raskin a été le fer de lance d’une lettre adressée à Risch en juin pour lui demander de cesser de bloquer l’aide, invoquant un besoin « désespéré » à la suite de la guerre de Gaza survenue un mois plus tôt.

« Nous vous écrivons avec un grand sentiment d’urgence pour vous demander respectueusement de lever votre blocage sur des dizaines de millions de dollars d’aide humanitaire allouée qui est si désespérément nécessaire pour répondre aux besoins de centaines de milliers de civils qui souffrent à Gaza et en Cisjordanie à la suite des violences horribles qui ont eu lieu ces dernières semaines », lit-on dans la lettre signée par 145 démocrates de la Chambre.

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