Après la victoire de Trump, les responsables s’attendent à une reprise des constructions
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Après la victoire de Trump, les responsables s’attendent à une reprise des constructions

La mairie se dit prête à approuver un projet de 7 000 logements dans les quartiers situés après la Ligne Verte

Des habitations dans le quartier de Gilo à Jérusalem-est, le 17 décembre 2015 (Crédit : Lior Mizrahi/Flash90)
Des habitations dans le quartier de Gilo à Jérusalem-est, le 17 décembre 2015 (Crédit : Lior Mizrahi/Flash90)

La mairie de Jérusalem va autoriser la construction de milliers de nouvelles unités de logements dans les quartiers situés au-delà de la Ligne Verte, suite à la victoire de Donald Trump.

Le projet de construction d’environ 7 000 logements avait été gelé à cause de pressions politiques du gouvernement qui craignait de contrarier Washington, a affirmé Meir Turgeman, chef du Comité de planification et de construction du district de Jérusalem.

3 000 unités attendent d’être approuvées à Gilo, 2 600 dans le quartier de Givat Hamatos, et 1 500 autres à Givat Shlomo.

« Nous recevons des appels sans arrêt. Le directeur général du bureau du Premier ministre a contacté le maire et pour lui dire de ne pas parler de cela pour l’instant ni de délivrer d’autorisation, car c’est une période sensible », a déclaré Turgeman à Israel Radio.

Bien que la grande majorité de la communauté internationale considère ces quartiers comme des colonies, Israël les considère comme des quartiers annexés de Jérusalem-Est et soutient qu’ils s’intègreront à Israël quel que soit l’accord de paix qui sera négocié.

Des israéliens manifestent leur soutient au candidat républicain Donald Trump à Jérusalem, le 7 novembre 2016. (Crédits : Hadas Parush/Flash90)
Des israéliens manifestent leur soutient au candidat républicain Donald Trump à Jérusalem, le 7 novembre 2016. (Crédits : Hadas Parush/Flash90)

Les États-Unis se sont opposés avec véhémence à la construction israélienne dans les zones annexées après la guerre de Six Jours en 1967, affirmant qu’elle porte atteinte à la solution à deux états.

Avec Trump au pouvoir, qui a indiqué qu’il reconnaitrait Jérusalem comme la capitale d’Israël et qu’il y déplacerait l’ambassade, Turgeman estime être en mesure d’approuver librement la construction de ces logements.

Le président Barack Obama rencontre le président élu Donald Trump pour mettre en place la transition, au bureau Ovale à la Maison Blanche, le 10 novembre 2016, à Washington DC. (Crédits : AFP PHOTO/JIM WATSON)
Le président Barack Obama rencontre le président élu Donald Trump pour mettre en place la transition, au bureau Ovale à la Maison Blanche, le 10 novembre 2016, à Washington DC. (Crédits : AFP PHOTO/JIM WATSON)

« Maintenant que Trump a gagné, j’espère que Jérusalem fera partie de sa priorité, j’espère que nous pourrons prendre un nouveau départ », dit Turgeman. « Les projets de Givat Hamatos, Gilo et Ramat Shlomo sont en attente depuis au moins deux ans. »

En 2010, un désaccord diplomatique avait éclaté, lorsque le ministère de l’Intérieur avait approuvé les nouveaux logements dans le quartier de Ramat Shlomo, au-delà de la Ligne Verte pendant la visite du vice-président américain Joe Biden.

Des responsables ont affirmé que cette mesure avait été prise à l’insu du Premier ministre Netanyahu. Selon une fuite diplomatique dévoilée il y a quelques mois, Netanyahu s’était adressé aux dirigeants européens pour recoller les morceaux avec Obama suite à cette affaire.

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