Israël en guerre - Jour 63

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Après les massacres du Hamas, des Israéliens prient « pour que cesse la haine »

"Ces assassins du Hamas (...) Ils ont assassiné des bébés juifs, violé des adolescentes juives, massacré des familles juives (...) Et, dans le monde, on manifeste contre nous", s'insurge Oshri Chriki

Des habitants de la ville de Netivot, dans le sud d'Israël, à la frontière de la bande de Gaza, attendent près d'un bus avant d'être évacués vers le centre d'Israël, le 7 octobre 2023. (Crédit : GIL COHEN-MAGEN / AFP)
Des habitants de la ville de Netivot, dans le sud d'Israël, à la frontière de la bande de Gaza, attendent près d'un bus avant d'être évacués vers le centre d'Israël, le 7 octobre 2023. (Crédit : GIL COHEN-MAGEN / AFP)

Réunis à Netivot près de la tombe d’un rabbin adulé, à quelques kilomètres de la bande de Gaza d’où sont venus les terroristes palestiniens du Hamas le 7 octobre pour massacrer plus de 1 400 Israéliens, en majorité des civils, et prendre en otage quelque 233 Israéliens, bi-nationaux et étrangers, dont des bébés, quelques Israéliens prient « pour que cesse la haine » contre les Juifs.

« Ces assassins du Hamas (…) Ils ont assassiné des bébés juifs, violé des adolescentes juives, massacré des familles juives (…) Et, dans le monde, on manifeste contre nous », s’insurge Oshri Chriki, 41 ans, un commerçant de cette ville du sud, énumérant les atrocités commises par le mouvement terroriste islamiste palestinien, à la tête de la bande de Gaza.

« C’est incompréhensible. Ces Arabes nous détestent que nous les bombardions ou pas. En Europe aussi. Pour que cesse la haine, il ne reste que la prière », ajoute-t-il.

Le lieu où s’exprime ce fidèle abrite la dépouille d’un grand rabbin, kabbaliste d’origine marocaine, mort à Netivot en 1984 à 95 ans, Israël Abouhatsera, dit Baba Salé (« père priant » en arabe marocain), réputé pour sa sagesse, son érudition exceptionnelle et « les miracles » qui lui sont attribués.

Des Juifs assistent à des événements commémorant la mort de Baba Salé sur sa tombe à Netivot, en présence de nombreux policiers, le 5 janvier 2022. (Crédit : Flash90)

Chaque hiver, un pèlerinage rassemble des dizaines de milliers de fidèles sur le site qui grouille aussi de monde le reste de l’année.

Ces jours-ci, en dépit des alertes incessantes aux roquettes tirées par les groupes terroristes de la bande de Gaza soutenus par l’Iran, des habitants de la ville s’y réunissent pour parler et prier.

À quelques mètres de distance, sous une coupole, quelques-uns se recueillent sur le tombeau recouvert d’un grand drap brodé blanc et plastifié afin de le protéger de la saleté. Leurs mains sont posées dessus. Ils ont les yeux mi-clos et murmurent des prières « pour la protection d’Israël et des Juifs ».

Une grande ferveur se dégage de ce mausolée en pierres blanches, surplombé d’une coupole à l’architecture orientale. Des jeeps militaires sont garées à proximité. Ils sont venus se recueillir entre deux patrouilles.

Des hommes juifs religieux prient lors d’une célébration commémorative en l’honneur de Baba Salé, marquant les 34 ans de sa mort, au complexe de sa tombe dans la ville de Netivot, le 10 janvier 2018. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

À l’intérieur, un peu plus loin, un autre groupe d’hommes viennent d’achever la deuxième des trois prières de la journée. Dans la foulée, ils évoquent le carnage commis par le Hamas.

Ni droite, ni gauche

« La colère ne sert à rien. La politique non plus. Pour s’apaiser, il faut juste persévérer dans nos prières et lui – il montre la tombe du rabbin – il nous aidera à surmonter cette épreuve », confie Avishaï Bouzaglo, natif de cette ville pauvre, cible de roquettes tirées sans cesse depuis la bande de Gaza voisine.

« D’ailleurs, c’est grâce à lui, que les roquettes du Hamas n’ont jamais tué personne à Netivot. »

« La politique », s’exclame son voisin, Shmouel Bentoubo, « il n’y a plus aujourd’hui ni droite ni gauche. Bibi (le surnom du Premier ministre Benjamin Netanyahu) nous a menti à tous. Toutes ces belles paroles sur son programme sécuritaire, du bla bla, du vent ».

« C’est là qu’est la vérité », dit-il en posant son doigt sur un verset de son livre et en martelant : « Que Dieu protège ceux qu’il aime et élimine les méchants. »

Les sirènes se mettent alors à retentir, signalant une salve de roquettes en provenance du nord de la bande de Gaza, suivie d’explosions.

« Chaque fois que nous interceptons une roquette ou qu’elle tombe dans un terrain vague, c’est un miracle », affirme M. Bouzaglo.

Pour Mahlouf Soued, « cesser de prier serait accorder la victoire au Hamas. Il n’en est pas question ».

L’émotion est perceptible dans les échanges entre les fidèles. Tous ont vu les images vidéos des cadavres mutilés qui circulent. Ils suivent aussi avec attention les développements et attendent le déclenchement d’une offensive terrestre de l’armée israélienne dans Gaza.

« Gallant (le ministre de la Défense) a dit que cette guerre serait la dernière parce que le Hamas sera éradiqué », dit M. Bouzaglo. « Nous prions pour que Baba Salé l’aide dans cette mission. »

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