Rechercher

Après Ryad, Erdogan scelle de nouveaux accords avec son ancien rival Sissi

Les convergences entre la Turquie et l'Egypte s’inscrivent, selon des analystes, dans l’émergence d’un axe régional de sécurité incluant aussi l’Arabie saoudite

Photo d'illustration : Le président turc Recep Tayyip Erdogan (à droite) serrant la main du président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, au complexe présidentiel d'Ankara, le 4 septembre 2024. (Crédit : TURKISH PRESIDENTIAL PRESS SERVICE/AFP)
Photo d'illustration : Le président turc Recep Tayyip Erdogan (à droite) serrant la main du président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, au complexe présidentiel d'Ankara, le 4 septembre 2024. (Crédit : TURKISH PRESIDENTIAL PRESS SERVICE/AFP)

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a rencontré mercredi au Caire le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, scellant une série de nouveaux accords de partenariat pour sa quatrième visite officielle en Egypte.

Les relations entre l’Egypte et la Turquie se sont nettement réchauffées ces dernières années après quasiment une décennie de rupture diplomatique, leurs intérêts convergeant désormais sur plusieurs théâtres régionaux, notamment le Soudan ou la bande de Gaza.

Les deux dirigeants ont « souligné la nécessité de parvenir à une trêve humanitaire menant à un cessez-le-feu » au Soudan et de « préserver les institutions de l’Etat », a déclaré M. Sissi lors d’une allocution conjointe avec son homologue turc.

Dans un discours diffusé à la télévision égyptienne, le chef de l’état a également souligné « l’importance de préserver l’unité et la souveraineté de la Somalie et de rejeter toute tentative de la diviser ».

Le Caire et Ankara avaient soutenu le gouvernement de Mogadiscio et condamné la reconnaissance par Israël de la région séparatiste du Somaliland.

« Les échanges bilatéraux ont atteint près de 9 milliards de dollars, faisant de l’Egypte le principal partenaire commercial de la Turquie sur le continent africain », a ajouté M. Sissi après la signature par des ministres des deux pays de 18 accords couvrant la défense, le tourisme, la santé et l’agriculture.

Depuis la première rencontre en 2024 des deux dirigeants, plus d’une dizaine d’accords de coopération avaient été signés.

La Turquie et l’Egypte font partie, avec les Etats-Unis et le Qatar, des quatre pays qui ont mené des négociations en faveur de la fragile trêve en cours dans le territoire palestinien de la bande de Gaza, et se trouvent du même côté dans la guerre au Soudan, affichant des positions de plus en plus convergentes sur les principaux dossiers régionaux.

Photo d’illustration : Le président turc Recep Tayyip Erdogan (à droite) serrant la main du président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, au complexe présidentiel d’Ankara, le 4 septembre 2024. (Crédit : TURKISH PRESIDENTIAL PRESS SERVICE/AFP)

M. Sissi a également déclaré que les deux pays s’étaient accordés sur la nécessité de mettre en œuvre toutes les phases de l’accord de trêve à Gaza négocié par les Etats-Unis, rejetant « toute tentative de contourner ou d’entraver la mise en œuvre du plan de paix du président Donald Trump ».

Les convergences entre la Turquie et l’Egypte s’inscrivent, selon des analystes, dans l’émergence d’un axe régional de sécurité incluant également l’Arabie saoudite.

Mardi, le président turc s’est d’ailleurs rendu à Ryad, autre ancien rival régional avec lequel Ankara a normalisé ses relations ces dernières années.

Cette tournée diplomatique intervient alors que la région est marquée par de fortes tensions, à l’approche d’éventuelles discussions entre les Etats-Unis et l’Iran, initialement prévues en Turquie avant que Téhéran n’en demande leur transfert à Oman.

Les relations entre Ankara et Le Caire s’étaient brutalement rompues en 2013, après la destitution par l’armée égyptienne du premier président égyptien démocratiquement élu, Mohamed Morsi, allié de la Turquie et issu des Frères musulmans, un mouvement depuis interdit en Égypte.

À l’époque, M. Erdogan avait affirmé qu’il ne s’adresserait jamais à l’auteur du coup d’Etat, Abdel Fattah al-Sissi.

En 2024, la Turquie a accepté de fournir à l’Egypte des drones de combat avancés, avant que les deux pays n’annoncent l’année suivante un projet de production conjointe de drones.

L’armée soudanaise, soutenue par Le Caire et Ankara dans sa guerre contre les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR), ont notamment utilisé des drones Bayraktar de fabrication turque.

En savoir plus sur :
S'inscrire ou se connecter
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
Se connecter avec
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation
S'inscrire pour continuer
Se connecter avec
Se connecter pour continuer
S'inscrire ou se connecter
Se connecter avec
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un email à gal@rgbmedia.org.
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.
image
Inscrivez-vous gratuitement
et continuez votre lecture
L'inscription vous permet également de commenter les articles et nous aide à améliorer votre expérience. Cela ne prend que quelques secondes.
Déjà inscrit ? Entrez votre email pour vous connecter.
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
SE CONNECTER AVEC
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation. Une fois inscrit, vous recevrez gratuitement notre Une du Jour.
Register to continue
SE CONNECTER AVEC
Log in to continue
Connectez-vous ou inscrivez-vous
SE CONNECTER AVEC
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un e-mail à .
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.