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Argentine: remise au musée de la Shoah d’objets nazis découverts en 2017

Ces objets, sculptures et pièces artisanales venant d'Allemagne pour la plupart, avait été saisis en 2017 et seront exposés dans le musée à partir du 1er décembre

Le Musée de la Shoah de Buenos Aires, en Argentine. (Crédit : Photo par Mauricio V. Genta - CC BY-SA 3.0)
Le Musée de la Shoah de Buenos Aires, en Argentine. (Crédit : Photo par Mauricio V. Genta - CC BY-SA 3.0)

Un ensemble de plus de 80 objets nazis découverts chez un collectionneur en 2017 à Buenos Aires ont été remis au Musée de la Shoah d’Argentine où il feront partie de la collection permanente, a annoncé jeudi l’institution.

Ces objets, sculptures et pièces artisanales venant d’Allemagne pour la plupart, avait été saisis en juin 2017 dans la banlieue nord de Buenos Aires. Ils seront exposés dans le musée à partir du 1er décembre, date de la réouverture du musée après un chantier de rénovation.

Parmi les objets figurent notamment un profil en relief d’Adolf Hitler, une loupe qui pourrait avoir appartenu au führer, un aigle impérial du troisième Reich.

Les objets avaient été découverts lors d’une perquisition dans la maison d’un collectionneur, dans le cadre d’une enquête sur un trafic présumé d’art chinois.

Selon les informations fournies par le ministère de la Sécurité, l’aigle impérial du troisième Reich est monté sur un piédestal de marbre sur lequel apparaît le sceau de Carl Eickhorn, un célèbre fabricant de dagues pour l’armée nazie, originaire de Solingen, en Allemagne.

« Ces objets méprisables viennent d’une idéologie qui a produit la torture et la mort. Ils sont un exemple d’un régime de haine et de discrimination », a rappelé le président du musée et homme d’affaires Marcelo Mindlin lors de la cérémonie de remise.

L’authenticité des objets a été confirmée par des experts allemands, a précisé le chef de la police fédérale argentine, Nestor Roncaglia.

Des milliers de nazis se sont installés en Argentine après la Deuxième guerre mondiale, avec la bénédiction du président de l’époque, le général Juan Peron, au pouvoir de 1946 à 1955. Le pays a aussi accueilli des juifs qui fuyaient les persécutions et les camps d’extermination.

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