Argentine : une journée de commémoration pour l’attentat contre l’ambassade israélienne ?
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Argentine : une journée de commémoration pour l’attentat contre l’ambassade israélienne ?

La Chambre des députés a voté, quasiment à l’unanimité, en faveur d'un projet visant à éduquer la jeunesse sur l'attaque meurtrière et l'implication de l'Iran

Raphael Ahren est le correspondant diplomatique du Times of Israël

Le centre juif de l'AMIA à Buenos Aires après l'attentat du mois de juillet  1994 (Crédit: Cambalachero/Wikimedia commons)
Le centre juif de l'AMIA à Buenos Aires après l'attentat du mois de juillet 1994 (Crédit: Cambalachero/Wikimedia commons)

La Chambre des députés du Parlement argentin a voté massivement en faveur de la création d’une journée nationale dédiée aux commémorations de l’attentat meurtrier de 1992, qui a frappé l’ambassade israélienne à Buenos Aires.

Lors du vote, qui a eu lieu le 8 novembre, 186 députés ont soutenu cette motion, un député a voté contre, et un second s’est abstenu.

Si le Sénat le confirme, la date du 17 mars sera annuellement marquée comme la « Journée de la Mémoire et de la Solidarité avec les victimes de l’attentat terroriste de l’ambassade israélienne ». Les écoles du pays marqueront cet évènement, et aborderont la question des implications du terrorisme international.

Au cours de ces activités éducatives, on signalera que l’Iran et son allié libanais, le Hezbollah, étaient responsables de cette attaque, ont indiqué les diplomates israéliens à Buenos Aires aux quartiers généraux de Jérusalem.

Le directeur général du ministère des Affaires étrangères Yuval Rotem a déclaré jeudi dans un tweet qu’il était « encouragé » par ce vote, indiquant qu’il faisait montre de « l’engagement véritable [du gouvernement argentin] à lutter contre le terrorisme ».

Selon les diplomates israéliens stationnés en Argentine, le projet de loi a de bonnes chances d’obtenir la majorité au Sénat, lors du vote prévu en mai 2018.

Le 17 mars 1992, un kamikaze mandaté par l’Iran s’est fait sauter dans le bâtiment de 5 étages qu’occupait l’ambassade, et a fait 29 morts et 242 blessés. Il s’agit, à ce jour, l’attaque terroriste contre une mission diplomatique israélienne la plus meurtrière.

Lors du 25ème anniversaire du bombardement en mars, une délégation israélienne, supervisée par Rotem, a été reçue à la Chambre des députés à Buenos Aires. Avant la cérémonie, le président argentin Mauricio Macri a rencontré pour la première fois les survivants israéliens et les proches des victimes à la résidence présidentielle.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et son épouse Sara participent une cérémonie sur le site de l’attentat en 1992 de l’ambassade israélienne de Buenos Aires, en Argentine, le 11 septembre 2017 (Crédit : Avi Ohayon/GPO)

En septembre, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déposé une gerbe de fleurs sur les lieux de l’attentat, au coin des rues Arroyo et Suipacha. Lors d’une cérémonie à laquelle ont assisté des survivants, il a remercié Macri pour « l’engagement dans la lutte contre le terrorisme et contre l’antisémitisme, la mémoire des leçons du passé, et la mise en œuvre de tout ce qui est en son pouvoir pour empêcher qu’une telle tragédie ne se reproduise ».

La plaque dévoilée par le Premier ministre Benjamin Netanyahu au centre communautaire juif de l’AMIA à Buenos Aires, le 11 septembre 2017. (Crédit : Raphael Ahren/Times of Israël)
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