Attaque terroriste à Bruxelles : ce que l’on sait
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Attaque terroriste à Bruxelles : ce que l’on sait

Un Marocain de 36 ans a provoqué une explosion partielle de sa valise, qui n'a pas fait de blessé, avant de se précipiter sur un militaire en criant Allah Akbar

Policiers et soldats devant la Gare centrale de Bruxelles, après une tentative d'attentat, le 20 juin 2017. (Crédit : Thierry Roge/AFP)
Policiers et soldats devant la Gare centrale de Bruxelles, après une tentative d'attentat, le 20 juin 2017. (Crédit : Thierry Roge/AFP)

L’attaque commise mardi soir à la gare centrale de Bruxelles par un Marocain de 36 ans domicilié dans la commune bruxelloise de Molenbeek n’a pas fait de victime mais le bilan aurait pu être « bien pire », selon les autorités.

Voici ce que l’ont sait :

Les faits :

Mardi à 20h39, un homme est entré dans la gare de Bruxelles-Central. Il est passé par la salle des guichets puis est descendu par l’escalier principal vers des voyageurs, selon le parquet fédéral belge.

Après s’être un peu éloigné, il est revenu au milieu de ce groupe « d’au moins une dizaine de passagers » à 20h44. Il a saisi sa valise en criant et en provoquant une explosion partielle, qui n’a pas fait de blessé.

La valise a immédiatement pris feu et l’homme a alors abandonné son bagage en flamme et est descendu sur le quai à la poursuite d’un chef de gare. Entre-temps, le sac a explosé une deuxième fois de manière plus violente. Il contenait des clous et des bonbonnes de gaz.

Policiers devant la Gare centrale de Bruxelles, après une tentative d'attentat, le 20 juin 2017. (Crédit : Emmanuel Dunand/AFP)
Policiers devant la Gare centrale de Bruxelles, après une tentative d’attentat, le 20 juin 2017. (Crédit : Emmanuel Dunand/AFP)

L’homme s’est ensuite précipité sur un militaire en criant « Allah Akbar » (« Dieu est le plus grand »). Le militaire a immédiatement ouvert le feu et touché à plusieurs reprises l’individu, qui est décédé sur place. Il ne portait pas de ceinture à explosifs.

Cela « aurait pu être bien pire », a estimé le parquet.

L’explosion et les coups de feu ont provoqué un mouvement de panique dans la gare.

L’enquête :

Le parquet fédéral a qualifié ces faits de « tentative d’assassinat terroriste ». Au cours de la nuit le domicile de l’assaillant a fait l’objet d’une « perquisition renforcée ».

Policiers devant la Gare centrale de Bruxelles, après une tentative d'attentat, le 20 juin 2017. (Crédit : Emmanuel Dunand/AFP)
Policiers devant la Gare centrale de Bruxelles, après une tentative d’attentat, le 20 juin 2017. (Crédit : Emmanuel Dunand/AFP)

Le suspect :

L’homme, qui a agi seul, a été identifié par ses initiales, O. Z. Né en janvier 1981, il avait la nationalité marocaine et n’était « pas connu pour des faits de terrorisme ». L’enquête devra déterminer s’il a bénéficié de complicités.

Il était « recensé uniquement pour un fait de drogue en 2016 et non pour radicalisme ou terrorisme », selon la bourgmestre (maire) de Molenbeek, Françoise Schepmans.

Les lieux :

Bruxelles-Central est l’une des trois principales gares de la capitale belge. A cette heure relativement tardive il y avait peu de voyageurs.

Construite par l’architecte Victor Horta, elle est située à quelques centaines de mètres de la célèbre Grand-Place de Bruxelles. Le cœur historique de la ville était bondé mardi soir. Le trafic ferroviaire est revenu à la normal mercredi matin.

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