Attentat à Paris en 1982 : l’extradition du cerveau présumé sera difficile
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Attentat à Paris en 1982 : l’extradition du cerveau présumé sera difficile

Al-Abassi avait été interpellé le 1er juin à Zarqa, ville située à quelques kilomètreq à l'est de la capitale jordanienne

Rue des rosiers dans le Marais à Paris (Crédit : Aschaf / Andrea Schaffer/Flickr/CC BY SA 2.0/Wikimedia communs)
Rue des rosiers dans le Marais à Paris (Crédit : Aschaf / Andrea Schaffer/Flickr/CC BY SA 2.0/Wikimedia communs)

L’extradition par la Jordanie du cerveau présumé de l’attentat contre un restaurant juif de la rue des Rosiers, à Paris en 1982, s’annonce difficile, la Jordanie n’ayant pas pour habitude de remettre ses citoyens à d’autres pays, selon une source proche du dossier.

« D’habitude, la Jordanie ne remet pas ses citoyens aux pays qui demandent leur extradition, même s’il existe un accord (d’extradition). Dans ce cas, ils sont jugés dans les tribunaux jordaniens spécialisés », a déclaré à l’AFP cette source sous couvert de l’anonymat.

Souhair (bien Souhair) Mouhamed Hassan Khalid al-Abassi, alias « Amjad Atta », 62 ans, est l’un des trois anciens membres du groupe palestinien d’Abou Nidal visés par un mandat d’arrêt international délivré fin février par la France, plus de 32 ans après les faits.

Arrêté le 1er juin puis libéré sous caution, il est soupçonné d’avoir supervisé l’attaque qui a visé, le 9 août 1982, le restaurant de Jo Goldenberg, situé dans le quartier juif du Marais à Paris, faisant six morts et 22 blessés.

Le processus de demande d’extradition concernant Abassi est en cours, avait indiqué mercredi une source judiciaire à Paris.

D’origine palestinienne, le suspect est aujourd’hui un « homme âgé qui travaille comme employé dans la construction », a indiqué la source jordanienne.

Il a comparu début juin sans avocat devant le juge Talal al-Saghir, spécialiste des affaires d’extradition. Quand le juge lui a demandé s’il était bien la personne recherchée par Paris, il a répondu par l’affirmative, a-t-on ajouté de même source.

Le juge a décidé de confisquer le passeport du suspect et ordonné sa libération sous caution, en attendant d’examiner la demande d’extradition de la France.

Al-Abassi avait été interpellé le 1er juin à Zarqa, ville située à une trentaine de kilomètre à l’est de la capitale jordanienne, qui abrite un des plus importants camps de réfugiés palestiniens en Jordanie, a-t-on appris auprès de sources au sein des services de sécurité.

Ce faubourg d’Amman est connu pour être la ville d’origine du Jordanien Abou Moussab Al- Zarqaoui, le défunt chef d’Al-Qaida en Irak.

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