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Attentat contre l’AMIA: la justice argentine demande l’arrestation de 4 Libanais

Les suspects sont des "employés ou des agents opérationnels" du groupe terroriste libanais Hezbollah, longtemps soupçonné d'être à l'origine de l'attentat qui a fait 85 morts

Des personnes brandissant des photos de personnes décédées lors de l'attentat à la bombe au centre juif AMIA qui a tué 85 personnes, lors du 25e anniversaire de l'attaque à Buenos Aires, en Argentine, le 18 juillet 2019. (Crédit : AP Photo/Natacha Pisarenko)
Des personnes brandissant des photos de personnes décédées lors de l'attentat à la bombe au centre juif AMIA qui a tué 85 personnes, lors du 25e anniversaire de l'attaque à Buenos Aires, en Argentine, le 18 juillet 2019. (Crédit : AP Photo/Natacha Pisarenko)

La justice argentine a sollicité jeudi un mandat d’arrêt international contre quatre ressortissants libanais, soupçonnés d’avoir participé « à titre secondaire » à l’attentat contre une mutuelle juive qui avait fait 85 morts et 300 blessés en 1994 à Buenos Aires.

Les services du procureur chargé de l’enquête avaient requis fin 2022 le mandat d’arrêt, à présent validé par le juge superviseur, en vertu de « soupçons fondés » que ces quatre ressortissants ont été des « collaborateurs ou agents opérationnels » du Hezbollah, soupçonné par la justice argentine d’être responsable de l’attentat, selon la résolution du juge Daniel Rafecas, consultée par l’AFP.

Le magistrat a transmis la demande à Interpol.

L’attentat contre l’Amia (Association mutuelle israélite argentine), le 18 juillet 1994, le pire de l’histoire de l’Argentine, était le deuxième perpétré contre la communauté juive du pays, la plus importante d’Amérique latine, après celui de 1992 contre l’ambassade d’Israël (29 morts et 200 blessés).

Parmi les quatre suspects visés par le mandat d’arrêt – Hussein Mounir Mouzannar, Ali Hussein Abdallah, Farouk Abdul Hay Omairi, Abdallah Salman (alias El Reda) – ce dernier est soupçonné « de la coordination de l’arrivée et du départ du groupe opérationnel » de l’attentat, et à ce titre d’être « un des principaux responsables au niveau local ».

Deux d’entre eux possèdent des passeports paraguayens, et l’un d’entre eux pourrait résider au Paraguay ou dans la ville brésilienne de Foz de Iguazu frontalière du Paraguay, selon le document.

Les hommes visés par des mandats d’arrêt internationaux à la demande de l’Argentine dans le cadre de l’attentat meurtrier de 1994 contre le bâtiment de l’AMIA. (Crédit : AFP)

L’attentat contre l’AMIA n’a jamais été revendiqué ni élucidé, mais la justice argentine et Israël considèrent que l’Iran en était le commanditaire, et qu’il a été exécuté par des hommes du Hezbollah, groupe terroriste chiite libanais.

Des mandats d’arrêt demeurent par ailleurs pendants depuis 2006 à l’encontre de huit Iraniens.

L’Iran a nié toute implication dans l’attentat et a toujours refusé que ses hauts responsables de l’époque soient interrogés.

Sur la base des enquêtes du procureur juif argentin Alberto Nisman, six Iraniens et un Libanais figurent sur la liste des personnes les plus recherchées par Interpol depuis 2007.

En 2015, M. Nisman a été retrouvé mort dans des circonstances mystérieuses dans son appartement, quelques heures avant qu’il ne présente des preuves contre la présidente de l’époque, aujourd’hui vice-présidente, Cristina Kirchner.

La vice-présidente argentine Cristina Kirchner a en effet été un temps accusée d’entrave à l’enquête, pour avoir encouragé, alors qu’elle était cheffe de l’Etat (2007-2015), un pacte avec Téhéran prévoyant que des hauts fonctionnaires iraniens soient entendus hors d’Argentine – leur permettant de facto d’échapper à une arrestation.

Le pacte n’avait au final pas permis d’avancée, l’Iran ne donnant pas suite. La justice a prononcé en 2021 un non-lieu concernant Mme Kirchner.

Les efforts de Nisman pour poursuivre cinq responsables iraniens, dont Mohsen Rezaei, ancien chef du Corps des Gardiens de la Révolution islamique, et l’ancien président Akbar Hashemi Rafsanjani, ont été interrompus lorsque l’administration Kirchner a signé un accord avec l’Iran en 2013 pour mettre en place une commission mixte basée à Téhéran afin d’enquêter sur les attentats.

Les Iraniens accusés d’avoir participé au complot peuvent toujours circuler librement.

En janvier 2022, l’apparition publique du responsable iranien Mohsen Rezaei, l’un des suspects, lors de l’investiture du président du Nicaragua, a suscité la colère de l’Argentine et une réponse sévère de son ministère des affaires étrangères, qui a qualifié la présence de Rezaei d' »affront à la justice argentine et aux victimes de l’attentat terroriste brutal″ dans la capitale argentine.

Alberto Nisman, le procureur décédé qui enquêtait sur l’attentat à la bombe de 1994 contre le centre communautaire juif d’AMIA, s’exprime aux journalistes à Buenos Aires, en Argentine, le 29 mai 2013. (AP Photo / Natacha Pisarenko)

En octobre, l’Argentine a demandé au Qatar d’arrêter Rezaei.

L’Argentine abrite la plus grande communauté juive d’Amérique latine. Elle abrite également des communautés d’immigrants du Moyen-Orient, en particulier de Syrie et du Liban.

Le JTA a contribué à cet article.

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