Attentat de Nice : une juive française meurt de ses blessures
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Attentat de Nice : une juive française meurt de ses blessures

Raymonde Mamane, 77 ans, était une “femme merveilleuse, dévouée à sa famille” ; sa sœur Clara Bensimon est toujours dans un état critique

Un homme près d'un panneau en forme de cœur sur lequel il est inscrit : "Stop au massacre... Nos enfants massacrés pour une guerre... M. le Président ?" sur la Promenade des Anglais, à Nice, le 17 juillet 2016. (Crédit : AFP/Valéry Hache)
Un homme près d'un panneau en forme de cœur sur lequel il est inscrit : "Stop au massacre... Nos enfants massacrés pour une guerre... M. le Président ?" sur la Promenade des Anglais, à Nice, le 17 juillet 2016. (Crédit : AFP/Valéry Hache)

Une femme juive qui avait été grièvement blessée jeudi soir à Nice quand un conducteur de camion armé avait renversé la foule est morte de ses blessures.

Raymonde Mamane, 77 ans, et sa sœur Clara Bensimon, 80 ans, avaient été retrouvées dans un hôpital vendredi après-midi, où elles étaient toutes deux sous ventilateurs et dans un état critique, a annoncé le site d’informations Ynet.

Mamane a succombé dimanche à ses blessures, selon les sites ultra-orthodoxes Hamodia et Kikar HaShabat.

« C’était une femme merveilleuse, dévouée à sa famille », ont déclaré des connaissances de la famille à Kikar HaShabat.

« La communauté toute entière est sous le choc. Au débit, ils ne pouvaient pas trouver les sœurs mais après avoir cherché en long et en large, ils les ont retrouvés dans un état grave à l’hôpital. Qui aurait pensé que nous serions ici aujourd’hui pour lui rendre hommage ? C’est une perte énorme pour la communauté et un grand choc pour tous. »

Bensimon était toujours dans le coma lundi, selon les articles, qui annonçaient que ses jambes avaient été amputées en raison de ses blessures.

Un ami des deux femmes, qui était apparemment avec elles pendant le carnage, était également à l’hôpital vendredi dans un état grave.

Au moins cinq autres personnes blessées dans l’attentat sont juives, selon Yossef Yitschok Pinson, le rabbin de la maison du Habad de Nice.

Les gens déposent des fleurs, des bougies et des messages à un mémorial improvisé à Nice le 16 juillet 2016, en hommage aux victimes de l'attaque du 14 juillet sur la promenade des Anglais, qui a tué au moins 84 personnes et fait des centaines de blessés. (Crédit : AFP/Giuseppe Cacace)
Les gens déposent des fleurs, des bougies et des messages à un mémorial improvisé à Nice le 16 juillet 2016, en hommage aux victimes de l’attaque du 14 juillet sur la promenade des Anglais, qui a tué au moins 84 personnes et fait des centaines de blessés. (Crédit : AFP/Giuseppe Cacace)

Les victimes de l’attentat au camion de Nice comprennent trois générations d’une famille qui était sortie pour une promenade, un Français qui a protégé sa femme enceinte et un ancien soldat soviétique.

L’attentat de la Fête nationale a tué 84 personnes de tous les âges, dont 10 enfants, qui étaient sorties profiter du feu d’artifices pendant une chaude soirée d’été. Les morts sont originaires d’au moins 12 pays.

Les gens déposent des fleurs dans les rues de Nice pour rendre hommage aux victimes le lendemain de l'attaque, le 15 juillet 2016. (Crédit : AFP/Anne-Christine Poujoulat)
Les gens déposent des fleurs dans les rues de Nice pour rendre hommage aux victimes le lendemain de l’attaque, le 15 juillet 2016. (Crédit : AFP/Anne-Christine Poujoulat)

Plus de 300 personnes ont également été blessées quand le conducteur tunisien a foncé jeudi dans la foule avec son camion sur la promenade de bord de mer.

Des agences ont contribué à cet article.

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