Attentat rue Copernic: décision de la Cour de cassation le 19 mai sur un procès
Rechercher

Attentat rue Copernic: décision de la Cour de cassation le 19 mai sur un procès

L'avocat au conseil d'Hassan Diab, qui clame son innocence, a pointé du doigt des "contradictions" dans l'arrêt quant aux dates de séjour supposé de son client en Europe

Scène de l'attentat contre la synagogue de la rue de Copernic, à Paris, en 1980. (Crédit : AFP)
Scène de l'attentat contre la synagogue de la rue de Copernic, à Paris, en 1980. (Crédit : AFP)

La Cour de cassation rendra sa décision le 19 mai sur le pourvoi d’Hassan Diab, unique suspect retrouvé par la justice française pour l’attentat de la rue Copernic du 3 octobre 1980, qui conteste son renvoi aux assises.

Dans un arrêt du 27 janvier, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris avait infirmé, au grand soulagement des victimes, le non-lieu accordé en 2018 à Hassan Diab. Cet universitaire libano-canadien de 67 ans est suspecté d’avoir posé la bombe devant une synagogue du XVIe arrondissement de Paris, qui avait fait quatre morts et 46 blessés.

Quelle que soit la décision de la Cour de cassation, l’incertitude règnerait sur la présence lors d’un éventuel procès de l’accusé, retourné au Canada après avoir bénéficié du non-lieu en 2018.

Lors d’une audience mercredi, Me Paul Mathonnet, l’avocat au conseil du professeur qui n’a cessé de clamer son innocence, a pointé du doigt des « contradictions » qui seraient présentes dans l’arrêt quant aux dates de séjour supposé de M. Diab en Europe.

Cette photo prise le 24 mai 2016 montre Hassan Diab, arrêté en novembre 2008 pour son rôle présumé dans l’attentat de la synagogue de la rue Copernic en 1980 au palais de justice de Paris, en France. (Crédit : AFP PHOTO / BERTRAND GUAY)

Il a aussi critiqué l’absence de réponse de la cour à l’un des principaux arguments de la défense, celui de la fausseté supposée de visas apposés sur un passeport, considéré comme un élément à charge déterminant.

Dans ce dossier, où des indices contradictoires sont âprement débattus depuis plus de dix ans, une nouvelle péripétie est possible: la défense a reçu l’appui sur ces deux points de l’avocate générale, qui préconise la cassation de l’arrêt.

L’un des avocat des parties civiles, Me Emmanuel Piwnica, a lui rejeté cette « discussion de la pertinence des charges qui pèsent sur la personne renvoyée », ce qui n’est pas dans les attributions de la Cour de cassation qui est le juge du droit et non des faits.

« Je vous demande de ne pas priver les victimes du procès auquel elles ont le droit. C’est aussi l’intérêt de Hassan Diab de se retrouver devant une cour d’assises » s’il s’estime en mesure de pouvoir faire la démonstration de son innocence, a-t-il argué.

Si la chambre criminelle de la Cour de cassation suit l’avis de l’avocate générale, elle pourrait alors demander un réexamen au fond.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...