Israël en guerre - Jour 144

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Au moins 17 000 enfants gazaouis séparés de leur famille – ONU

Il est "extrêmement difficile" de retrouver la trace de ses enfants car parfois "ils ne peuvent même pas dire leur nom" lorsqu'ils arrivent dans les hôpitaux, blessés ou en état de choc, dit l'UNICEF

Des Palestiniens déplacés marchant dans une flaque d'eau par temps pluvieux pour obtenir des rations alimentaires dans un camp de tentes improvisé à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 2 février 2024. (Crédit : Mohammed Abed/AFP)
Des Palestiniens déplacés marchant dans une flaque d'eau par temps pluvieux pour obtenir des rations alimentaires dans un camp de tentes improvisé à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 2 février 2024. (Crédit : Mohammed Abed/AFP)

Au moins 17 000 enfants sont « non accompagnés ou séparés » de leur famille dans la bande de Gaza, où la population s’agglutine à Rafah, dans le sud, véritable « usine à désespoir », a averti l’ONU vendredi.

« Au moins 17 000 enfants (…). Cela correspond à environ 1 % pour l’ensemble de la population déplacée [1,7 million] », a déclaré un porte-parole de l’UNICEF pour les Territoires palestiniens, Jonathan Crickx, aux journalistes à Genève.

S’exprimant en visioconférence depuis Jérusalem, il a indiqué qu’il était « extrêmement difficile » de retrouver la trace de ses enfants car parfois « ils ne peuvent même pas dire leur nom » lorsqu’ils arrivent dans les hôpitaux, blessés ou en état de choc.

Lors des conflits, les enfants qui se retrouvent sans leurs parents sont souvent pris en charge par d’autres proches. Mais actuellement à Gaza, où la population manque d’abri, « ces familles élargies ont elles-mêmes du mal à subvenir aux besoins de leurs propres enfants et de leur famille », a expliqué Crickx.

Des Palestiniens déplacés marchant près de tentes par temps pluvieux dans un camp de fortune à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 2 février 2024. (Crédit : Mohammed Abed/AFP)

Selon l’UNICEF, plus d’un million d’enfants de la bande de Gaza, « presque la totalité », ont besoin d’une aide en termes de santé mentale, contre plus de 500 000 avant le début de cette guerre déclenchée par l’attaque barbare du 7 octobre menée par le groupe terroriste palestinien du Hamas et ses complices.

La guerre a commencé le 7 octobre lorsque les terroristes du Hamas se sont déchaînés de l’autre côté de la frontière, tuant près de 1 200 personnes en Israël – pour la plupart des civils massacrés au cours d’atrocités brutales telles que des exécutions, des brûlures de corps et des viols – et prenant 253 otages, dont le plus jeune a un an.

En réponse à cette attaque, la plus meurtrière de l’histoire du pays et la pire menée contre des Juifs depuis la Shoah, Israël a juré d’anéantir le Hamas et de mettre fin à son règne de 16 ans, et a lancé une opération aérienne suivie d’une incursion terrestre dans la bande de Gaza, qui a commencé le 27 octobre.

132 des otages enlevés par le Hamas et ses complices le 7 octobre sont encore à Gaza, mais beaucoup ne sont plus en vie – après la remise en liberté de 105 civils au cours d’une trêve d’une semaine à la fin du mois de novembre.

Quatre otages avaient été libérées avant cela, et une soldate avait été secourue par l’armée israélienne. Les corps sans vie de huit otages ont également été retrouvés et trois otages ont été tués par erreur par l’armée le 15 décembre.

L’armée a confirmé le décès de 28 otages – notamment de deux captifs dont la mort a été annoncée mardi – qui se trouvaient encore à Gaza, citant de nouveaux renseignements et autres informations obtenues par les militaires en opération sur le terrain, au sein de l’enclave côtière. Une personne est encore considérée comme portée disparue depuis le 7 octobre et son sort reste indéterminé.

Plus de 27 000 personnes seraient mortes à Gaza depuis le début de la guerre, selon le ministère de la Santé du Hamas. Les chiffres publiés par le groupe terroriste sont invérifiables, et ils incluraient ses propres terroristes et hommes armés, tués en Israël et à Gaza, et les civils tués par les centaines de roquettes tirées par les groupes terroristes qui retombent à l’intérieur de la bande de Gaza. Tsahal dit avoir éliminé 9 000 terroristes palestiniens dans la bande de Gaza, en plus des quelque 1 000 terroristes qui ont pris d’assaut Israël le 7 octobre.

« Affaiblis et amaigris » 

Plus de 1,3 million des habitants de la bande de Gaza, selon l’ONU, soit plus de la moitié des habitants, sont à présent réfugiés à Rafah, dans le sud, coincés contre la frontière fermée avec l’Égypte.

« La plupart vivent dans des abris de fortune, des tentes ou à l’air libre. Rafah est une usine à désespoir et nous craignons ce qui va se passer ensuite », a déclaré un porte-parole du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), Jens Laerke, lors du point de presse à Genève.

« Khan Younès est également de plus en plus attaqué, et il est choquant d’entendre parler de violents combats à proximité des hôpitaux », a-t-il dit.

Le représentant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans les territoires palestiniens, Richard Peeperkorn, a indiqué que sur les 36 hôpitaux à Gaza, 21 ne sont pas en état de marche, 13 le sont partiellement et 2 à peine.

L’OMS estime que 8 000 personnes ont besoin d’être évacuées de Gaza (6 000 en raison de blessures de guerre et 2 000 en raison d’autres problèmes de santé) et réclame des évacuations régulières. Jusqu’à présent près de 1 250 l’ont été.

L’OMS qui a été à nouveau confrontée cette semaine à des refus pour des convois prévus pour réapprovisionner des centres de santé est également préoccupée par la malnutrition. « Personne à Gaza n’est à l’abri de la famine, » selon Peeperkorn.

« Les gens sont visiblement affaiblis et amaigris par le manque de nourriture. Toutes les personnes à qui nous parlons ont faim », a déclaré le responsable de l’OMS à Gaza, Dr. Ahmed Dahir.

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

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