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Au Parlement de l’État de Géorgie, un rabbin appelle à l’unité en sonnant du shofar

Larry Sernovitza a dit avoir utilisé le shofar pour appeler à l’unité dans un pays au tissu social fracturé

Le rabbin Larry Sernovitz soufflant dans le shofar au Parlement de Georgie, à Atlanta, le 8 février 2022. (capture d'écran)
Le rabbin Larry Sernovitz soufflant dans le shofar au Parlement de Georgie, à Atlanta, le 8 février 2022. (capture d'écran)

JTA – Lorsque le rabbin Larry Sernovitz a été invité à dire la prière matinale au Parlement de l’État de Géorgie, il l’a fait avec un très ancien instrument, un shofar, cette corne de bélier dont on tire des notes, dans les synagogues, à l’occasion des fêtes du Nouvel an juif.

L’Atlanta Journal-Constitution a indiqué que Sernovitz était entré dans l’histoire, mardi, en jouant du shofar au Parlement, une première pour cette assemblée – et, selon Howard Mortman, expert en matière de pratiques rabbiniques dans les Parlements -, probablement une première dans toute l’histoire parlementaire américaine.

Sernovitz, le rabbin de Kol Emeth à Marietta, dans la banlieue d’Atlanta, a prononcé un discours appelant à l’unité dans un pays de diversité parcouru de fractures. Il a rapproché le début de la pandémie, il y a deux ans, de ce moment de l’Exode montrant Dieu soufflant dans le shofar, sur le Sinaï, pour unifier d’un peuple d’Israël divisé et craintif.

« De combien de distractions, de mesquineries et d’indulgence envers les moins admirables de nos qualités devrons-nous nous défaire pour nous sanctifier ? », c’est ainsi que Sernovitz a formulé le défi posé par Dieu aux tribus d’Israël.

« Le monde était dans le chaos avant la pandémie et les fractures visibles dans notre pays et/ou dans le monde ne faisaient que s’étendre. Je crois que c’est à ce moment-là que Dieu a appuyé sur le bouton de réinitialisation, renvoyant le monde entier à sa chambre, sa maison, pour penser à la vie. »

Sernovitz a commencé par souffler une tekiah, une note longue, suivie de deux shevarim, ou notes brèves. L’ont alors rejoint des députés curieux de le questionner sur cette corne de bélier. Il a, plus tard dans la journée, sonné d’autres notes du shofar, cette fois en privé, pour les oreilles du gouverneur Brian Kemp.

Sernovitz a dit aux législateurs qu’il était à leur disposition pour réitérer l’expérience du shofar.

« Le shofar, le souffle puissant tiré de la corne de bélier, est un rappel à l’ordre », a-t-il déclaré.

« Plutôt que de vous précipiter pour acheter un réveil imitant le shofar, donnez-moi simplement votre numéro et je vous appellerai le matin : je le ferai sonner à pleine puissance pour vous tirer de la torpeur, lorsque vous vous sentirez blasé, déçu de notre monde. »

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