« Aucun problème » dans la vente de S-400 à l’Iran après l’embargo – Envoyé russe
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« Aucun problème » dans la vente de S-400 à l’Iran après l’embargo – Envoyé russe

Levan Dzhagaryan a écarté d'un revers de la main la menace de sanctions américaines si la Russie fournissait ce système de défense antiaérienne avancé à la République islamique

Le système de défense anti-missiles déployé S-400 sur la base militaire russe de Hmeimin, dans la province de Lattaquié, au nord ouest de la Syrie, le 16 décembre 2015. (Crédit : Paul Gypteau/AFP)
Le système de défense anti-missiles déployé S-400 sur la base militaire russe de Hmeimin, dans la province de Lattaquié, au nord ouest de la Syrie, le 16 décembre 2015. (Crédit : Paul Gypteau/AFP)

L’ambassadeur de Russie en Iran a déclaré que Moscou n’aurait « aucun problème » à vendre à Téhéran un système de défense antiaérienne avancé lorsque l’embargo sur les armes placé par les Nations unies sur la République islamique expirera, à la fin du mois.

« Nous avons dit, dès le premier jour, qu’il n’y aurait aucun problème dans la vente d’armes à l’Iran à partir du 19 octobre », a déclaré Levan Dzhagaryan au quotidien Resalat au cours d’un entretien qui a été publié samedi, selon l’agence de presse iranienne Fars.

Au mois d’août, le conseil de Sécurité de l’ONU a rejeté une résolution américaine qui prévoyait de prolonger l’embargo sur les armes imposé à l’Iran et qui doit expirer le 18 octobre.

L’administration Trump a, depuis, activé le « snapback », une sorte de droit de veto à l’envers, et indiqué, le mois dernier, qu’elle sanctionnerait tous les pays qui contreviendraient aux sanctions de l’ONU actuellement en vigueur.

L’ambassadeur russe en Iran Levan Dzhagaryan. (Capture d’écran : YouTube)

Dzhagaryan a écarté la menace de sanctions américaines, affirmant que la Russie prendrait en considération toute demande d’armement émanant de l’Iran après le 18 octobre.

« Comme vous le savez, nous avons fourni des S-300 à l’Iran. La Russie n’a aucun problème à fournir également des S-400 à l’Iran comme elle n’a jamais eu non plus de problèmes de ce type dans le passé », a-t-il ajouté.

Dzhagaryan faisait là référence à la livraison de S-300 à l’Iran suite à la signature de l’accord conclu en 2015 entre Téhéran et les grandes puissances mondiales, qui avait déterminé la limitation du programme sur le nucléaire iranien en échange d’allègements des sanctions. En 2010, la Russie avait gelé un accord qui prévoyait de fournir ce système à l’Iran, liant cette décision aux sanctions appliquées par les Nations unies à la République islamique à cause de son programme nucléaire.

Israël avait tenté – en vain – de bloquer la vente du système S-300 à l’Iran – qui, selon les analystes, serait capable d’empêcher une frappe israélienne potentielle sur les structures nucléaires de Téhéran. Il est probable que l’Etat juif s’opposera à la vente à l’Iran du système S-400.

Un camion militaire iranien transporte des morceaux du système de défense aérienne S-300 pendant la parade militaire annuelle marquant le début de la guerre Iran-Irak, à Téhéran, le 21 septembre 2016. (Crédit : Chavosh Homavandi/AFP)

En 2015, la Russie avait déployé le système S-400 en Syrie où, aux côtés de l’Iran, elle se bat pour le régime d’al-Assad dans un conflit qui a ravagé le pays.

Le déploiement du système – qui est suffisamment puissant pour traquer la vaste majorité de l’espace aérien israélien – avait réduit la supériorité aérienne d’Israël en Syrie, pays où l’armée israélienne a mené des centaines de frappes sur des cibles liées à l’Iran et au groupe terroriste libanais du Hezbollah.

L’AFP a contribué à cet article.

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