Aucune preuve d’activité illégale de la blogueuse iranienne – Shin Bet
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Aucune preuve d’activité illégale de la blogueuse iranienne – Shin Bet

Neda Amin n'a jamais été arrêtée : elle a été interrogée avec son consentement, selon l'agence de sécurité

Neda Amin, blogueuse iranienne, à son arrivée en Israël en août 2017 (Yonatan Sindel / Flash90)
Neda Amin, blogueuse iranienne, à son arrivée en Israël en août 2017 (Yonatan Sindel / Flash90)

Le Shin Bet, service de sécurité israélien, qui a interrogé le mois dernier la blogueuse iranienne Neda Amin concernant des soupçons de liens avec l’Iran, a déclaré dimanche dans un communiqué qu’aucune preuve d’activité illégale n’avait été trouvée et que son interrogatoire était terminé.

Amin a été interrogée à cause de ses relations avec l’Iran « avec son consentement, sans être détenue ou arrêtée », selon le communiqué du Shin Bet.

« A la fin de son interrogatoire, elle a été informée qu’aucune preuve n’avait été trouvée d’une quelconque activité illégale de sa part, et que l’interrogatoire était terminé. »

Aucune accusation n’a été retenue contre Amin, car aucune affaire n’a jamais été ouverte, a entendu le Times of Israel.

Amin, une blogueuse du Times of Israel qui a été autorisée à entrer en Israël en août dernier, a affirmé être satisfaite de la déclaration mais qu’elle avait toujours su qu’elle n’avait rien fait de mal.

« C’est une bonne nouvelle », a-t-elle dit, « mais il doit être clair que depuis le début, j’étais sûre de moi, j’étais certaine de n’être coupable de rien. »

Amin, une journaliste d’origine iranienne, blogueuse et militante des droits de l’homme, critique du régime iranien, a été autorisée à entrer en Israël pour des raisons humanitaires après avoir contacté le Times of Israel et déclaré que sa vie était en danger en Turquie. Depuis, elle suit les procédures officielles pour obtenir des droits de réinstallation permanents en Israël.

Le mois dernier, une déclaration du Shin Bet indiquait que, depuis son arrivée en Israël, Amin avait communiqué avec des « représentants iraniens ». Elle a été interrogée à ce sujet par le service de sécurité. Un responsable de la sécurité israélienne a déclaré que les personnes avec lesquelles Amin aurait communiqué étaient en Iran et n’étaient pas ses proches, avait rapporté l’agence de presse Reuters.

L’agence de presse a déclaré qu’Amin a expliqué plus tard qu’elle avait involontairement été en contact, en Turquie et en Israël, avec un homme qui, à son insu, travaillait pour le gouvernement iranien.

Elle a déclaré à Reuters qu’elle avait été interrogée par le Shin Bet pendant huit jours au sujet de son contact avec cet homme, qu’elle croyait être un agent de renseignement israélien.

« Un homme parlant le farsi l’avait appelée en Turquie, se décrivant comme un officier de renseignement israélien qui voulait la ‘protéger’ des services de sécurité d’Ankara », a rapporté Reuters, et il est resté en contact avec elle après son arrivée en Israël. Ils ne s’étaient jamais rencontrés, a-t-elle affirmé.

Elle a déclaré que chaque fois qu’il l’appelait, son numéro de téléphone apparaissait sur son écran avec l’indicatif israélien.

« Ils m’ont dit que je suis innocente car j’ai été en contact avec un imposteur, sans le savoir », a déclaré Amin à l’agence de presse.

« J’ai parlé à cet homme, mais je n’ai rien fait allant à l’encontre de la sécurité d’Israël. »

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