Audition de Netanyahu avant le 10 juillet mais après les élections
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Audition de Netanyahu avant le 10 juillet mais après les élections

Avichai Mandelblit a accepté la requête des avocats du Premier ministre de garder les preuves sous embargo jusqu'après les élections par crainte de fuites vers la presse

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu assiste à une réunion de la faction du Likud au Menachem Begin Heritage Center à Jérusalem, le 11 mars 2019. (Yonatan Sindel/Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu assiste à une réunion de la faction du Likud au Menachem Begin Heritage Center à Jérusalem, le 11 mars 2019. (Yonatan Sindel/Flash90)

Le procureur général israélien a fixé au 10 juillet la date limite pour entendre le Premier ministre Benjamin Netanyahu avant de décider ou non de l’inculper, dans trois affaires de corruption présumée le concernant, a indiqué lundi le ministère de la Justice.

Le magistrat Avichaï Mandelblit avait informé le 28 février, en pleine campagne électorale, le Premier ministre Benjamin Netanyahu de son intention de l’inculper et de le faire juger pour corruption, fraude et abus de confiance.

Il avait précisé que sa décision n’était pas « finale » et qu’il offrait au Premier ministre la possibilité de s’expliquer devant lui avant de prendre la décision définitive de le renvoyer devant un tribunal, selon le ministère de la Justice.

« Les auditions auront lieu avant le 10 juillet », précise lundi le communiqué de la Justice.

Avichai Mandelblit a accepté la requête des avocats du Premier ministre de garder les preuves sous embargo jusqu’après les élections par crainte de fuites

Le procureur a indiqué que les dossiers de l’enquête seront à la disposition des avocats le lendemain des élections législatives du 9 avril, excluant la possibilité d’une audition avant le scrutin et en raison des préoccupations exprimées par les avocats du Premier ministre quant aux fuites vers la presse.

« Le conseiller juridique du Premier ministre a cherché à retarder la remise des documents parce qu’il craignait que les preuves ne se retrouvent dans les médias et ne soient rendues publiques pendant les élections », a déclaré le ministère de la Justice.

Le procureur général a accepté l’argument, selon le communiqué.

La décision concerne tous les suspects dans les affaires 1000, 2000 et 4000.

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