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Augmentation progressive du salaire minimum à 6 000 shekels d’ici 2025

Le ministère des Finances vise aussi à accroître la flexibilité des employeurs dans le secteur public, à encourager le travail à distance et à ajouter un jour de congé payé

Le ministre des Finances Avigdor Liberman lors d'une conférence de presse dans les bureaux du ministère des Finances à Jérusalem, le 3 novembre 2021, où le gouvernement a annoncé que le salaire minimum passerait à 6 000 NIS d'ici 2025. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)
Le ministre des Finances Avigdor Liberman lors d'une conférence de presse dans les bureaux du ministère des Finances à Jérusalem, le 3 novembre 2021, où le gouvernement a annoncé que le salaire minimum passerait à 6 000 NIS d'ici 2025. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Le gouvernement israélien s’apprête à augmenter progressivement le salaire minimum mensuel à 6 000 shekels, soit environ 33 shekels l’heure d’ici 2025, selon une annonce conjointe faite mercredi par le ministère des Finances, la Banque d’Israël et les principales organisations syndicales telles que la Histadrout (le syndicat national israélien) et l’Association des fabricants d’Israël.

Le salaire minimum en Israël est de 5 300 shekels par mois, soit 29 shekels de l’heure. Il passera à 5 400 shekels en avril 2022 et augmentera chaque année jusqu’en 2025, date à laquelle il atteindra 6 000 shekels en décembre, selon l’annonce.

Les parties ont également annoncé des mesures visant à accroître la flexibilité des employeurs en permettant à un plus grand nombre d’employés des secteurs public et privé de travailler à distance à long terme lorsque cela est nécessaire, à ajouter un jour de congé payé supplémentaire pour les travailleurs du secteur public, soit 13 jours de congé par an, et à stabiliser les processus de travail dans le secteur public.

Ces mesures « contribueront à réduire les écarts [salariaux] et à renforcer le statut des travailleurs à bas salaire, à promouvoir la flexibilité de la gestion dans les secteurs privé et public et à assurer la stabilité des relations de travail dans l’économie », ont-ils déclaré dans un communiqué mercredi.

Dans le même temps, les syndicats ont convenu de ne pas autoriser les grèves pendant un an, le temps d’élaborer un certain nombre d’accords de négociation collective.

Le pays est souvent frappé par des grèves et des conflits du travail organisés par les travailleurs de divers secteurs, qui peuvent coûter des millions à l’économie.

Le mois dernier, des milliers de travailleurs de jardins d’enfants et de crèches supervisés par l’État ont fait grève pour protester contre les salaires et les conditions de travail, suivis par des internes en médecine qui protestaient contre des gardes de 26 heures.

En août, les travailleurs de l’aviation ont organisé une brève grève.

L’année dernière, une grève de près de trois semaines des travailleurs sociaux a pris fin après que le ministère des Finances a accepté d’augmenter progressivement les salaires et d’améliorer leurs conditions de travail souvent dangereuses. Ce conflit avait été précédé d’une grève des infirmières pour cause de pénurie de main-d’œuvre.

Le gouverneur de la Banque d’Israël, Amir Yaron, a participé à une réunion de la commission des Finances à la Knesset à Jérusalem, le 23 juin 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le gouverneur de la Banque d’Israël, Amir Yaron, a déclaré dans le communiqué de mercredi que les nouveaux accords étaient « une nouvelle importante pour l’économie en ce moment. C’est particulièrement vrai à un moment où l’économie traverse – et heureusement sort – d’une grave crise économique [provoquée par la pandémie]. La stabilité industrielle qui devrait être créée… tant dans le secteur privé que dans le secteur public, est essentielle dans son soutien aux différents processus économiques de l’économie. »

Le ministre des Finances, Avigdor Liberman, a déclaré que ces mesures « feront avancer l’économie et créeront une stabilité du travail. »

Le président de la Histadrout, Arnon Bar-David, a déclaré que les accords « contribueront à réhabiliter l’économie et à améliorer la situation des travailleurs » tout en affectant directement « des centaines de milliers de familles à bas salaires. »

L’année dernière, des ministres du gouvernement auraient envisagé de baisser le salaire minimum pendant la pandémie afin d’encourager les employeurs à embaucher davantage de personnes dans le but de lutter contre le chômage endémique, mais ils n’ont pas donné suite à cette décision.

Le taux de chômage global d’Israël a baissé ces derniers mois, mais reste élevé par rapport aux niveaux d’avant la pandémie, selon les chiffres publiés par le Bureau central des statistiques (CBS).

Le taux de chômage global s’élevait à 7,1 % au cours de la première moitié d’octobre 2021. Ce chiffre inclut les personnes qui ont été licenciées ou dont le lieu de travail a fermé depuis mars 2020 en raison de la pandémie, ainsi que les personnes en congé sans solde qui prévoient de retourner sur leur lieu de travail.

Au total, 305 400 personnes étaient au chômage ou en congé sans solde en raison de la COVID-19 au cours de la première moitié d’octobre, selon le CBS, contre 335 400 au cours de la seconde moitié de septembre.

Le taux de chômage, à l’exclusion des personnes touchées par la pandémie, s’est établi à 5,1 %, contre 5,7 % au cours des deux dernières semaines de septembre.

Avant la pandémie, on estime que 150 000 Israéliens, soit 3,5 %, étaient au chômage.

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