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Aux Emirats, Erdogan signe des accords pour plus de 50 milliards de dollars

Les différents accords et protocoles d'accord portent sur les domaines de l'énergie, la construction, les technologies ou encore la défense

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s'exprime lors d'une conférence de presse après un sommet extraordinaire de l'OTAN au siège de l'OTAN à Bruxelles, le 24 mars 2022. (Crédit : AP Photo/Markus Schreiber)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s'exprime lors d'une conférence de presse après un sommet extraordinaire de l'OTAN au siège de l'OTAN à Bruxelles, le 24 mars 2022. (Crédit : AP Photo/Markus Schreiber)

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a achevé mercredi aux Emirats arabes unis une tournée dans le Golfe en signant avec ce pays des accords estimés à plus de 50 milliards de dollars, selon les médias d’Etat.

La Turquie, empêtrée dans une grave crise économique, s’est récemment rapprochée de l’Arabie saoudite et des Emirats arabes unis à la faveur d’une tendance régionale à l’apaisement diplomatique.

Ankara et Abou Dhabi ont eu ces dernières années des relations glaciales, soutenant des parties rivales sur différents fronts au Moyen-Orient.

Le président émirati Mohammed ben Zayed a reçu mercredi Recep Tayyip Erdogan sur « le podium d’honneur » du palais présidentiel dans la capitale Abou Dhabi, a annoncé l’agence de presse officielle émiratie WAM.

Les deux hommes ont assisté à la signature de plusieurs accords et protocoles d’accord d’une « valeur estimée à 50,7 milliards de dollars (45,3 milliards d’euros) », dans les domaines de l’énergie, la construction, les technologies ou encore la défense, a précisé l’agence.

Mohammed ben Zayed a affirmé que cette visite donnait « une forte impulsion à l’amélioration des perspectives de partenariat » dans le cadre d’une « orientation stratégique destinée à faire avancer les relations bilatérales au maximum », a ajouté l’agence.

En mars, la Turquie et les Emirats avaient déjà signé un accord de libre-échange visant à porter le commerce entre les deux pays à 40 milliards de dollars (35,6 milliards d’euros) d’ici cinq ans.

L’année dernière, les deux pays avaient conclu un accord d’échange de devises de près de cinq milliards de dollars pour augmenter les réserves de devises étrangères d’Ankara.

Le cheikh Mohammed ben Zayed Al-Nahyane, prince héritier des Émirats arabes unis, au palais présidentiel d’Ankara, en Turquie, le 24 novembre 2021. (Crédit : AP Photo/Burhan Ozbilici/Dossier)

« Dialogue et diplomatie »

Les présidents turc et émirati, qui se sont longtemps opposés par terrains interposés, ont également discuté des « développements régionaux et internationaux », appelant au « dialogue » et à des « solutions diplomatiques » face aux « crises auxquelles la région est confrontée », selon WAM.

M. Erdogan venait du Qatar où il avait rencontré l’émir, cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, le dirigeant du Golfe dont il a toujours été le plus proche.

Il avait démarré sa tournée en Arabie saoudite. Ankara et Ryad ont signé des accords, notamment un contrat de vente de drones turcs au richissime royaume, l’un des plus grands acheteurs d’équipements militaires au monde.

Les montants n’ont pas été révélés.

La tournée de M. Erdogan dans le Golfe intervient au moment où la Turquie lutte contre une dévaluation de sa monnaie et une inflation galopante qui ont mis à mal son économie.

Avant son départ d’Istanbul, le chef de l’Etat turc avait promis de tout mettre en œuvre pour accroître les échanges commerciaux avec la région, l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis étant les deux premières économies arabes.

Mais ces deux pays ont longtemps entretenu des relations tendues avec la Turquie en raison de divergences sur de nombreux dossiers régionaux, tels que les conflits en Syrie et en Libye, mais aussi du soutien de M. Erdogan aux Frères musulmans, surtout après les Printemps arabes de 2011.

Le mouvement islamiste est considéré comme une organisation terroriste par l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis. Beaucoup de ses partisans ont longtemps trouvé refuge en Turquie ou au Qatar.

En juin, le président émirati s’était rendu en Turquie où il avait rencontré M. Erdogan, un mois après la réélection de ce dernier pour un nouveau mandat de cinq ans.

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