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Interview

Avec « Jewish Matchmaking », Netflix s’aventure dans l’univers du chidoukh

L'entremetteuse israélo-américaine Aleeza Ben Shalom espère que les téléspectateurs du monde entier découvriront la beauté du judaïsme et en ressortiront grandis

  • L'entremetteuse Aleeza Ben Shalom parlant à une cliente potentielle, Cindy, dans un épisode de "Jewish Matchmaking", à Jérusalem. (Crédit : Netflix)
    L'entremetteuse Aleeza Ben Shalom parlant à une cliente potentielle, Cindy, dans un épisode de "Jewish Matchmaking", à Jérusalem. (Crédit : Netflix)
  • Noah, un participant à la série Netflix "Jewish Matchmaking", priant dans sa maison du Wyoming. (Crédit : Netflix)
    Noah, un participant à la série Netflix "Jewish Matchmaking", priant dans sa maison du Wyoming. (Crédit : Netflix)
  • L'entremetteuse Aleeza Ben Shalom dans la première saison de la série Netflix "Jewish Matchmaking". (Crédit : Netflix)
    L'entremetteuse Aleeza Ben Shalom dans la première saison de la série Netflix "Jewish Matchmaking". (Crédit : Netflix)
  • Harmonie, à droite, lors d'un rendez-vous dans un épisode de "Jewish Matchmaking" sur Netflix. (Crédit : Netflix)
    Harmonie, à droite, lors d'un rendez-vous dans un épisode de "Jewish Matchmaking" sur Netflix. (Crédit : Netflix)
  • Aleeza Ben Shalom arrivant chez un client potentiel dans le premier épisode de "Jewish Matchmaking". (Crédit : Netflix)
    Aleeza Ben Shalom arrivant chez un client potentiel dans le premier épisode de "Jewish Matchmaking". (Crédit : Netflix)
  • Fay et Shaya lors d'un rendez-vous dans un épisode de "Jewish Matchmaking" sur Netflix. (Crédit : Netflix)
    Fay et Shaya lors d'un rendez-vous dans un épisode de "Jewish Matchmaking" sur Netflix. (Crédit : Netflix)

La première très attendue de « Jewish Matchmaking », la dernière d’un éventail prolifique d’émissions de rencontres sur le géant du streaming, suscite l’enthousiasme du monde juif, ainsi qu’une certaine appréhension.

La première saison de l’émission, dérivée de la version indienne « Indian Matchmaking » qui a fait son apparition sur Netflix en 2020, débute cette semaine et met en scène une palette éclectique de célibataires juifs à la recherche de « l’élu(e) de leur cœur ».

Les chercheurs de l’amour sont guidés par l’entremetteuse et coach en rencontres Aleeza Ben Shalom, originaire de Philadelphie et vivant aujourd’hui à Pardes Hannah, dans le nord d’Israël. Au cours des huit épisodes de l’émission, Ben Shalom sillonne les États-Unis et Israël pour rencontrer des participants potentiels, leur proposer des rencontres et les accompagner tout au long du processus.

« C’est mon métier de connaître des gens et de connaître des gens qui connaissent des gens », a déclaré Ben Shalom au Times of Israel lors d’une récente interview à Tel Aviv.

« Je pense que le monde juif est d’une part très petit, mais aussi très interconnecté – c’est un réseau très étroit », a-t-elle ajouté.

De Tel Aviv au Wyoming, de Miami à Los Angeles, du Kansas à Jérusalem, Ben Shalom a activé ses réseaux, construits au fil de 15 ans d’expérience en matière de rencontres, pour aider les célibataires juifs les plus prometteurs de Netflix à trouver l’amour.

Les célibataires présentés dans l’émission représentent toute la gamme des courants religieux, de ceux qui professent leur amour du porc ou qui n’ont jamais fréquenté de Juifs, à Fay et Shaya, des Juifs strictement orthodoxes basés à Brooklyn qui ont demandé l’avis d’un rabbin avant d’accepter de participer à l’émission.

Ben Shalom est elle-même orthodoxe, porte une perruque pour couvrir ses cheveux, s’habille conformément à la tsniout – ou règles vestimentaires de la loi juive orthodoxe – et n’a eu aucun contact physique avec les hommes de l’émission. Elle a déclaré qu’il était important de représenter la vie juive religieuse dans l’émission, aux côtés du reste des participants, qui vont des plus traditionnels aux plus laïcs.

« Je pense que c’est une grande bénédiction, car c’est un aperçu d’une vie que l’on n’a pas l’occasion de voir en temps normal », a-t-elle déclaré. « Et c’est vraiment ce qu’incarne Fay. Elle dit avoir appelé la jeune femme pour lui demander de participer à l’émission afin que les téléspectateurs – en particulier ceux qui connaissent peu ou pas du tout les Juifs orthodoxes – puissent mieux comprendre ce monde.

« Je l’ai appelée et je lui ai dit : ‘Je veux que tu viennes à l’émission et que tu sois un Kiddoush Hashem, que tu viennes illuminer le monde juif' », a déclaré Ben Shalom, en utilisant une expression qui signifie « sanctifier le nom de Dieu », ou donner un exemple positif. « Il est difficile d’amener quelqu’un d’observant à dire ‘d’accord, allez je tente ma chance’… Elle a reçu les conseils appropriés et le soutien nécessaire pour le faire. »

Fay et Shaya lors d’un rendez-vous dans un épisode de « Jewish Matchmaking » sur Netflix. (Crédit : Netflix)

Faire appel aux masses

S’il est probable qu’un grand nombre de Juifs du monde entier regardent « Jewish Matchmaking », la série a le potentiel de toucher des dizaines de millions de téléspectateurs dans le monde entier. Doublée en cinq langues et sous-titrée en 32 langues, il est possible que de nombreux téléspectateurs n’aient jamais rencontré un Juif de leur vie.

Ben Shalom espère que les téléspectateurs non-juifs retiendront de la série « que le peuple juif et le judaïsme sont magnifiques ». « Il y a une étincelle, il y a quelque chose à regarder, à respecter et à ressentir quelque chose de positif. »

En outre, elle pense qu’une grande partie des conseils qu’elle donne aux participants de l’émission – y compris certaines de ses phrases fétiches, comme « si vous avez un doute, partez » et « sortez avec eux jusqu’à ce que vous les détestiez » – trouveront un écho chez les téléspectateurs de tous les horizons.

« J’espère que les téléspectateurs n’en sortiront pas seulement divertis, mais qu’ils en sortiront également avec quelque chose qu’ils pourront mettre en application pour réellement changer leur vie », a-t-elle déclaré.

Harmonie, à droite, lors d’un rendez-vous dans un épisode de « Jewish Matchmaking » sur Netflix. (Crédit : Netflix)

Dans le même temps, une grande partie du monde juif observera, disséquera et critiquera la représentation à l’écran sur une telle plate-forme mondiale.

Ben Shalom espère que les Juifs qui regarderont l’émission verront le large éventail d’origines, d’âges et de personnalités présentés et qu’ils seront convaincus « qu’au sein du peuple juif – nous sommes vivants et nous ne faisons qu’un, nous sommes unifiés ».

« J’espère que la présentation de tous les types de Juifs, ne donnera pas l’impression d’être séparés, ni d’être éloignés les uns des autres, mais que cela donnera l’impression que nous sommes une grande famille. Que vous soyez à Jackson Hole, dans le Wyoming, ou à Jérusalem, nous sommes tous engagés dans la même mission. »

Une lumière pour les nations

Avec une plate-forme aussi énorme que Netflix, Ben Shalom a déclaré qu’elle essayait de se préparer à sa célébrité mondiale imminente – et aux réactions positives – et négatives – que son apparition ne manquera pas de susciter.

« Je suis en paix avec cela. J’ai pris ma décision en toute conscience, en sachant qu’il y aurait autant de gens qui m’aimeront que de gens qui ne m’aimeront pas », a-t-elle déclaré. « Je veux vraiment représenter le peuple juif… et être une ‘lumière pour les nations’, et j’ai beaucoup de choses à partager. »

Aleeza Ben Shalom arrivant chez un client potentiel dans le premier épisode de « Jewish Matchmaking ». (Crédit : Netflix)

Ben Shalom, mariée et mère de cinq enfants âgés de 9 à 19 ans, a expliqué qu’elle a commencé à faire de l’entremise en tant que passe-temps vers 2007 sur le site de rencontre SawYouAtSinai pour les célibataires religieux, puis a lentement commencé à développer une activité et une marque en parallèle du mentorat et du coaching.

« Je ne savais pas ce que je voulais faire quand je serais grande, si ce n’est être une épouse, une mère et fonder une famille », s’est-elle remémorée. « Et je voulais voir d’autres personnes le faire aussi… J’étais un très bon pont entre les gens, alors j’essayais toujours de les relier. »

Il est inhabituel, mais pas inédit, que des entremetteurs juifs – ou shadkhanim – travaillent avec des célibataires orthodoxes et laïcs. Ben Shalom a expliqué que c’est grâce à ses origines qu’elle a pu nouer des liens avec des personnes de tous les horizons religieux.

« J’ai grandi dans la laïcité et je suis devenue pratiquante au début de la vingtaine », a-t-elle expliqué. « Je connais donc très bien les deux mondes et je me sens à l’aise dans les deux. »

Noah, un participant à la série Netflix « Jewish Matchmaking », priant dans sa maison du Wyoming. (Crédit : Netflix)

Les participants à l’émission vont de l’authentiquement sympathique au difficilement supportable, comme c’est souvent le cas dans la télé-réalité. Et si certains sont susceptibles de devenir des chouchous, d’autres pourraient finir par être dépeints comme des méchants – ce que Ben Shalom a pressenti.

« J’ai fait de mon mieux, et je pense que les personnes avec lesquelles j’ai travaillé ont fait de leur mieux pour donner le meilleur d’elles-mêmes, quoique cela signifie pour elles », a-t-elle déclaré. « Je pense qu’il y a toujours une certaine inquiétude parce que je ne pense pas qu’il y puisse exister une émission où tout le monde se dirait ‘wow, ces Juifs sont incroyables’… Je pense que nous avons fait du bon travail. Et j’espère que le monde verra ce que je vois. »

Sans dévoiler de spoilers, les téléspectateurs peuvent s’attendre à un taux de réussite similaire à celui des autres émissions de télé-réalité de Netflix. Le tournage de la série s’est achevé en août, mais ne donne pas beaucoup d’informations sur la vie des participants dans l’intervalle.

Ben Shalom a déclaré qu’elle ne tenait pas un compte exact du nombre de rencontres réussies qu’elle avait faites au cours de sa carrière, mais qu’elle avait « aidé plus de 200 couples à se rendre sous la houppa », ou dais nuptial, grâce à une combinaison de rencontres, de coaching et de mentorat, ainsi qu’en partageant ses conseils sur une multitude de plates-formes de plus en plus vastes.

« Dans tous les cas, ce sont tous des couples de Dieu, pas les miens », a-t-elle déclaré. « Comme au basket-ball, vous êtes l’assistant… Je fais simplement partie du processus. Et je suis heureuse de faire partie de ce processus tant qu’il aide quelqu’un dans son voyage. »

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