Ban craint que la confrontation ne se transforme en conflit religieux
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Ban craint que la confrontation ne se transforme en conflit religieux

Mahmoud Abbas a indiqué vouloir "un retour aux négociations basées sur le droit international"

le chef des Nations unies Ban Ki-moon (g tient une conférence de presse avec le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas après une réunion au palais présidentiel de la Mouqataa dans la ville de Ramallah en Cisjordanie, le 21 octobre 2015. (Crédit : AFP PHOTO / ABBAS MOMANI)
le chef des Nations unies Ban Ki-moon (g tient une conférence de presse avec le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas après une réunion au palais présidentiel de la Mouqataa dans la ville de Ramallah en Cisjordanie, le 21 octobre 2015. (Crédit : AFP PHOTO / ABBAS MOMANI)

Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a appelé mercredi les dirigeants palestiniens et israéliens à mettre fin de toute urgence à la spirale des violences, lors d’une rencontre avec le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas en Cisjordanie.

« Nous continuerons à soutenir tous les efforts nécessaires pour créer les conditions de véritables négociations. Mais en dernier ressort, c’est aux Palestiniens et aux Israéliens de choisir la paix. Notre défi le plus urgent, c’est d’arrêter la vague de violence actuelle et d’empêcher qu’il y ait plus de morts », a-t-il dit.

« La violence n’est pas la solution », a martelé le patron de l’ONU, venu dire que « trop c’est trop » alors que les violences qui se poursuivent durant sa visite ont fait plus de 50 morts en trois semaines.

« Le seul moyen de mettre fin à la violence, c’est par le biais de vrais progrès visibles vers une solution politique, notamment la fin de l’occupation » israélienne des Territoires palestiniens, a-t-il déclaré, alors que le processus de paix a une nouvelle fois échoué au printemps 2014.

« J’ai insisté auprès des dirigeants israéliens et palestiniens sur le besoin urgent de réaffirmer par des mots et des actes qu’ils sont des partenaires de paix », a-t-il ajouté.

Ban a rencontré mardi le président israélien Reuven Rivlin puis le Premier ministre Benjamin Netanyahu, avant de se rendre mercredi à Ramallah, le siège de l’Autorité palestinienne, où il s’est entretenu avec M. Abbas et son Premier ministre Rami Hamdallah.

Ban craint que la confrontation ne se transforme en conflit religieux, avec de graves répercussions régionales.

Il a signifié mardi que sa visite visait en particulier à la préservation des règles (le « statu quo ») qui régissent le mont du Temple à Jérusalem, révéré à la fois par les musulmans et par les juifs.

Ce lieu est géré par une fondation islamique sous l’égide de la Jordanie, mais c’est Israël qui en contrôle l’accès. Les juifs sont autorisés à y accéder à certaines heures, mais pas à y prier. Les musulmans peuvent y prier à toute heure, mais sont régulièrement soumis aux restrictions de la part des Israéliens, lorsque des groupes terroristes palestiniens appellent à des journées de colère le vendredi, ou quand il y a des affrontements entre fidèles et autorités israéliennes.

Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a appelé Israël à respecter strictement les règles régissant l’ultra-sensible site du mont du Temple à Jérusalem en recevant mercredi le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon en Cisjordanie.

« La poursuite des agressions (…) contre Al-Aqsa ouvre la porte à un conflit religieux, qui a malheureusement commencé. Nous ne le voulons pas et nous mettons en garde contre ses conséquences », a affirmé M. Abbas, accusant Israël de ne pas respecter le « status quo » hérité du conflit de 1967 régissant le site sacré.

Interrogé sur sa rencontre prévue vendredi soir à Amman avec le secrétaire d’Etat américain John Kerry, il a affirmé que le dirigeant américain « sait parfaitement ce que nous voulons, nous voulons (…) un retour aux négociations basées sur le droit international ».

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