Bande de Gaza : frappes israéliennes après l’envoi d’un ballon incendiaire
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Bande de Gaza : frappes israéliennes après l’envoi d’un ballon incendiaire

Les frappes sur des positions du Hamas n'ont fait ni dégâts, ni blessés. Les militaires ont utilisé des méthodes de dispersion d'émeutes pour éloigner les manifestants

Photo d'illustration : Des explosions dans le nord de la bande de Gaza suite à des frappes israéliennes dans la nuit du 22 janvier 2019 (Capture d'écran : Treizième chaîne :
Photo d'illustration : Des explosions dans le nord de la bande de Gaza suite à des frappes israéliennes dans la nuit du 22 janvier 2019 (Capture d'écran : Treizième chaîne :

L’armée israélienne a déclaré samedi soir que ses avions avaient ouvert le feu sur des cibles situées dans le sud de la bande de Gaza en réponse à un lancer de ballons incendiaires depuis la bande vers Israël.

Les ballons n’ont causé ni dégâts, ni blessés.

Dans un communiqué, l’armée israélienne a déclaré avoir frappé des « positions militaires du Hamas ».

Dans la matinée de samedi, des affrontements violents ont éclaté entre manifestants palestiniens et soldats israéliens le long de la clôture frontalière. L’armée a utilisé des méthodes de dispersion d’émeutes pour maintenir les manifestants à l’écart de la barrière frontalière, a fait savoir le site d’information Walla.

Selon le site, plusieurs manifestants ont tenté d’ouvrir une brèche dans la clôture.

Aucun blessé n’est à déplorer.

Les militaires israéliens ont indiqué avoir neutralisé des dispositifs explosifs présumés qui avaient été jetés lors du mouvement de protestation violent le long de la frontière, vendredi. Les soldats israéliens ont dû faire face à un rassemblement de 8 000 Palestiniens, donnant lieu à des échauffourées.

Certains manifestants ont brûlé des pneus et lancé des dispositifs explosifs, des pierres et des grenades aux soldats israéliens qui gardaient la clôture de sécurité, a noté l’armée.

Les militaires ont répondu à l’aide de gaz lacrymogènes et, dans certains cas, de balles réelles, a fait savoir l’armée.

Le ministère de la Santé de Gaza a fait état de 21 Palestiniens blessés au cours des émeutes.

Ces violentes échauffourées se produisent dans le cadre du mouvement de protestation de la marche du Retour, qui a lieu toutes les semaines le long de la frontière depuis le mois de mars dernier, et qui a périodiquement entraîné des flambées majeures de violence entre l’armée israélienne et les groupes terroristes basés à Gaza.

Un manifestant palestinien jette une cartouche de gaz lacrymogène vers les forces israéliennes lors d’affrontements le long de la frontière avec Israël à l’est de la ville de Gaza le 25 janvier 2019. (Photo par MAHMUD HAMS / AFP)

L’Etat juif accuse le Hamas, groupe terroriste qui dirige la bande, d’orchestrer ces affrontements et de les utiliser comme couverture pour ouvrir des brèches dans la frontière et commettre des attentats.

Il y a eu, ces dernières semaines, une hausse considérable des violences le long de la frontière avec des émeutes presque tous les soirs et un retour des attaques incendiaires par ballons ou cerfs-volants – elles avaient pris fin après un cessez-le-feu conclu de facto entre Israël et le Hamas.

Ces dernières émeutes surviennent vingt-quatre heures après la publication d’un rapport du conseil des droits de l’Homme de l’ONU consacré à la gestion par l’Etat juif des affrontements. Celui-ci a estimé que les soldats israéliens se sont rendus coupables de crimes contre l’humanité.

L’enquête portait sur de possibles violations commises depuis le début du mouvement de protestation, le 30 mars, jusqu’à la date du 31 décembre.

Les responsables israéliens ont rejeté avec véhémence les conclusions de ce rapport, le qualifiant « d’hostile, trompeur et biaisé ».

L’AFP a contribué à cet article.

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