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Banque mondiale : L’accès aux soins des Palestiniens entravé

L'institution prévoit une progression de la pauvreté dans les Territoires palestiniens, dont un habitant sur quatre vit en dessous du seuil de pauvreté

Des agents de santé palestiniens dans un hôpital de la ville de Naplouse, en Cisjordanie, où des agents de santé ont été vaccinés contre la maladie du coronavirus (COVID-19) plus tôt dans la journée, après la livraison de doses de vaccin par Israël. Le 3 février 2021. (Crédit : Nasser Ishtayeh/Flash90)
Des agents de santé palestiniens dans un hôpital de la ville de Naplouse, en Cisjordanie, où des agents de santé ont été vaccinés contre la maladie du coronavirus (COVID-19) plus tôt dans la journée, après la livraison de doses de vaccin par Israël. Le 3 février 2021. (Crédit : Nasser Ishtayeh/Flash90)

Les restrictions imposées par Israël et les contraintes budgétaires croissantes frappant les Territoires palestiniens ont de graves conséquences sur l’accès aux soins des Palestiniens, en particulier dans la bande de Gaza, contrôlée par le groupe terroriste du Hamas, a déclaré lundi la Banque mondiale.

L’économie palestinienne fonctionne « bien en-deçà de son potentiel » et le revenu par habitant devrait stagner en raison de l’accroissement de la population, souligne la Banque mondiale dans un rapport.

L’institution prévoit une progression de la pauvreté dans les Territoires palestiniens, dont un habitant sur quatre vit en dessous du seuil de pauvreté.

L’économie palestinienne souffre des restrictions imposées par Israël sur les déplacements et le commerce en Cisjordanie, des restrictions imposées sur la bande de Gaza mais aussi de la division entre ces deux territoires dont les dirigeants sont quasi-rivaux, relève ce rapport.

Des membres des Brigades Ezzedine al-Qassam, la branche armée du Hamas, patrouillant à Rafah, dans la Bande de Gaza, le 14 décembre 2022. (Crédit : Abed Rahim Khatib/Flash90)

« Les contraintes budgétaires pèsent lourdement sur le système de santé palestinien et en particulier sur sa capacité à faire face au fardeau croissant des maladies non-transmissibles », a déclaré Stefan Emblad, le directeur de la Banque mondiale pour la Cisjordanie et la bande de Gaza, dans un communiqué accompagnant le rapport.

Les restrictions, en particulier « un système d’autorisations longues et bureaucratiques » rendent difficile l’accès aux soins pour les Palestiniens et affectent la prise en charge de patients pour des cancers, des maladies cardiaques, des grossesses pathologiques ou des maladies infantiles, souligne le communiqué.

« La situation est particulièrement critique à Gaza, dont le système de santé est moins développé et où les patients ont du mal à obtenir à temps les autorisations de sortie à des fins médicales », ajoute la Banque mondiale.

« Les chiffres du rapport montrent que le quasi-blocus de Gaza a un impact sur la mortalité », assure M. Emblad, expliquant que certains patients meurent avant d’obtenir leur autorisation.

Un officier de police palestinien fermant la porte principale de Beit Hanun au point de passage d’Erez, entre Israël et le nord de la Bande de Gaza, le 4 août 2022. (Crédit : Momammed Abed/AFP)

Des milliers de Palestiniens de Cisjordanie et de la bande de Gaza traversent chaque année la frontière pour être soignés en Israël.

En 2022, Israël a accordé des permis d’entrée pour plus de 110 000 visites médicales aux habitants de la Cisjordanie, où vivent près de trois millions de Palestiniens, selon le COGAT, l’organe du ministère de la Défense israélien supervisant les activités civiles dans les Territoires palestiniens.

Plus de 17 000 permis ont été délivrés la même année aux Palestiniens de la bande de Gaza, où 2,3 millions de personnes vivent sous le coup d’un blocus imposé Israël en raison de l’arrivée au pouvoir du mouvement terroriste islamiste Hamas en 2007, ce qui a contribué aux difficultés d’approvisionnement en médicaments.

De nombreux Palestiniens ne peuvent malgré tout pas accéder aux soins en Israël, soit faute d’autorisation de sortie, soit parce que les autorités palestiniennes refusent de payer pour les traitements.

La Banque mondiale a exhorté Israël et les autorités palestiniennes à mieux gérer ces cas et à assouplir le processus d’autorisation pour les malades et leurs accompagnants.

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