Bar Refaeli doit payer 8 millions de shekels pour des revenus non déclarés
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Bar Refaeli doit payer 8 millions de shekels pour des revenus non déclarés

Dans sa décision, le juge a déclaré ne pas avoir été convaincu par les explications fournies par la top modèle israélienne

La top modèle Bar Refaeli pose pour des photographes à son arrivée au défilé de la collection prêt-à-porter automne hiver 2019-2020 à Paris, le 26 février 2019. (Thibault Camus/AP)
La top modèle Bar Refaeli pose pour des photographes à son arrivée au défilé de la collection prêt-à-porter automne hiver 2019-2020 à Paris, le 26 février 2019. (Thibault Camus/AP)

La top modèle Bar Refaeli a été condamnée à payer 8 millions de shekels (1,9 millions d’euros) et 120 000 shekels (30 000 euros) de frais juridiques dans le cadre d’un redressement fiscal de grande ampleur, selon un verdict tombé le mois dernier, qui a été publié par le tribunal dimanche.

Dimanche, le tribunal de Lod a publié son jugement rejetant un appel déposé par Refaeli, qui est accusée d’avoir essayé de dissimuler des revenus au fisc israélien en affirmant qu’elle vivait à l’étranger il y a une décennie, lors de sa relation avec l’acteur Leonardo DiCaprio.

Le verdict, rendu le 10 avril, a statué que la version des événements avancée par Refaeli était « évasive » et son explication sur le loyer d’un appartement de luxe payé sans qu’elle ne le sache était « contraire au bon sens ».

L’équipe juridique de Refaeli avait fait valoir au juge que pendant l’année 2009-2010, la top modèle résidait de manière permanente à l’étranger et qu’elle ne devait donc pas payer d’impôts sur ses revenus en Israël. Ses avocats ont mis en avant la relation de Refaeli avec son petit ami de l’époque, l’acteur d’Hollywood DiCaprio, et ont affirmé qu’elle vivait avec lui aux Etats-Unis pendant ce temps là.

Mais le juge a rejeté ces explications et s’est rangé du côté du fisc, qui maintient que Refaeli vivait à Tel Aviv entre 2009 et 2010. Le tribunal a statué qu’étant donné qu’elle n’était pas considérée comme une résidente étrangère selon la loi israélienne, Refaeli devait payer la facture énorme que le fisc lui a demandée en juin dernier.

Selon le verdict, Refaeli aurait habité en Israël pendant 185 jours en 2009 et 131 jours en 2010, assez pour être considérée comme une résidente du pays selon les autorités fiscales. Dans l’ensemble, entre 2006 et 2012, elle a passé en moyenne 145 jours en Israël chaque année. Elle a aussi déclaré aux autorités fiscales américaines qu’elle était résidente d’Israël.

« Au début de la période, la maison des parents de Refaeli à Hod Hasharon était sa résidence principale, et après cela sa résidence permanente a été un appartement loué dans les Tours Yoo. Au cours des derniers mois de la période en question Refaeli a déménagé dans un autre appartement loué dans le Tours W, qui était pour son seul usage personnel », selon les documents du tribunal.

Bar Refaeli et Leonardo DiCaprio lors du « Gala du cinéma pour la paix » pendant le festival du Film de Berlin en Allemagne, le 15 février 2010 (Crédit : AP Photo/Joel Ryan)

Selon le verdict, les projets Tour W et Yoo, tous les deux situés à Tel Aviv, ont payé son loyer afin de se servir de sa présence pour faire la publicité de leur parc immobilier. Les allégations sur un paiement effectué sans sa connaissance n’ont pas pu être prouvées et étaient « contraires au bon sens », a trouvé le tribunal.

A la lumière de sa « version évasive », le juge a maintenu qu’il « était difficile de lui accorder une pleine confiance ».

L’équipe juridique de Refaeli avait demandé que les détails de ses revenus pendant la période 2009-2010 ne soient pas publiés. Le tribunal a cependant autorisé à la publication ces informations dimanche. Les documents expliquent que « selon l’évaluation » faite par Refaeli, ses revenus imposables s’élevaient à 8 593 955 shekels (2 142 395 euros) en 2009 et 7 860 987 shekels (1 959 576 euros) en 2010.

Les avocats de Refaeli ont promis de faire appel devant la Cour Suprême, en disant au site d’information Ynet le mois dernier que la décision du tribunal de Lod « ignorait des faits basiques » dans l’affaire de Refaeli.

La décision du tribunal du mois dernier sur le redressement fiscal est intervenue alors que des procureurs d’état se préparent à inculper Refaeli, avec ses parents, pour plusieurs fraudes fiscales à hauteur de plusieurs dizaines de millions de shekels. En janvier, les procureurs d’Etat ont informé Refaeli et ses parents, Tzipi et Rafi, qu’ils avaient l’intention d’engager des poursuites criminelles contre eux sur des suspicions de blanchiment d’argent et d’évasion fiscale.

Les autorités ont déclaré que Refaeli avait menti en déclarant qu’elle vivait principalement à l’étranger, et qu’elle n’avait pas déclaré aux autorités fiscales des revenus, des cadeaux de luxe et des avantages attribués aux célébrités pendant cette période.

Selon le ministère de la Justice, Refaeli a caché environ 23 millions de shekels (5,7 millions d’euros) de revenus entre 2009 et 2012.

Les soucis judiciaires de Refaeli ont commencé en décembre 2015, quand elle a été interrogée pendant 12 heures dans les bureaux du fisc à Tel Aviv. On l’a suspectée de ne pas avoir déclaré plus d’un million de shekels (l’équivalent pour l’époque de 223 000 euros) d’avantages accordés en tant que célébrité.

Ensuite, la somme est passé à des dizaines de millions de shekels, quand plus d’informations ont fait surface.

La supermodel israélienne Bar Refaeli et sa mère Tzipi Levin à leur domicile en 2001 (Crédit : Moshe Shai/FLASH90)

Malgré les inculpations qui planent au-dessus de sa tête, Refaeli sera l’une des présentatrices du concours de l’Eurovision 2019 organisé à Tel Aviv cette semaine. En janvier, des médias israéliens ont annoncé que des organisateurs de l’Eurovision avaient donné leur feu vert pour qu’elle présente des événements, malgré certaines craintes que Refaeli soit trop occupée par ses démêlés avec la justice pour consacrer du temps au concours, sans parler du risque de polémique autour choix de confier un poste à une présentatrice visée par des poursuites.

La top-model, dont de nombreuses campagnes pour différents entreprises ont fait d’elle l’un des visages le plus connus d’Israël dans le monde, fait souvent les unes de sites internet de célébrités et des tabloïds en Israël et aux Etats-Unis.

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