Barkat et des ministres saluent la décision de laisser les détecteurs de métaux
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Barkat et des ministres saluent la décision de laisser les détecteurs de métaux

À gauche, les députés critiquent le cabinet de sécurité qui "fait passer des considérations politiques au-dessus de la sécurité", indiquant que l’armée et le Shin Bet préconisent le retrait des portiques

Nir Barkat, maire de Jérusalem, au mont du Temple, le 28 octobre 2014. (Crédit : mairie de Jérusalem)
Nir Barkat, maire de Jérusalem, au mont du Temple, le 28 octobre 2014. (Crédit : mairie de Jérusalem)

Vendredi, plusieurs ministres et le maire de Jérusalem ont salué la décision du gouvernement, qui a opté pour la conservation des détecteurs de métaux aux entrées du mont du Temple, suite à l’attentat terroriste de la semaine dernière, et ce, malgré l’opposition massive des Musulmans.

« La décision du chef de la police du district de Jérusalem, Yoram Halevy, de placer des détecteurs de métaux sur le mont du Temple, est une décision courageuse », a écrit Nir Barkat sur Facebook. « Il y a exactement une semaine, deux policiers ont été tués sur ce lieu, et il s’assure que ce type d’incidents ne se reproduise pas. »

Trois arabes israéliens armées ont abattu deux policiers israéliens, en utilisant des armes qu’ils ont fait entrer clandestinement dans la mosquée d’Al Aqsa.

Barkat a ajouté qu’Israël ne doit pas céder aux menaces violentes des Palestiniens après l’installation des nouvelles mesures de sécurité.

Nouveaux détecteurs de métaux installés devant le mont du Temple, dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 16 juillet 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Nouveaux détecteurs de métaux installés devant le mont du Temple, dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 16 juillet 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

« Nous ne devons pas fléchir face aux menaces et permettre au terrorisme d’atteindre son but. Même si nous sommes face à des défis sécuritaires [en raison des nouvelles mesures], c’est la bonne décision. Nous devons soutenir la police », a-t-il écrit.

Avi Gabbay, le nouveau chef du parti travailliste récemment élu, a critiqué le cabinet de sécurité, qui n’a, selon lui, pas pris de décision claire. Il a souligné que les ministres ont donné carte blanche à la police pour prendre des décisions sur la sécurité.

Avi Gabbay, nouveau chef du Parti travailliste, au soir de sa victoire, à Tel Aviv, le 10 juillet 2017. (Crédit : Jack Guez/AFP)
Avi Gabbay, nouveau chef du Parti travailliste, au soir de sa victoire, à Tel Aviv, le 10 juillet 2017. (Crédit : Jack Guez/AFP)

« Un cabinet qui gère des discussions sur les domaines politiques et sécuritaires doit prendre une décision, et non pas déléguer à la police », a écrit Gabbay sur Twitter. « Je soutiens les forces de sécurité et je pense qu’elles seront à la hauteur de ce défi », a-t-il ajouté.

Son collègue du parti travailliste, le député Omer Bar-lev, ancien chef d’une unité d’élite de l’armée israélienne, a également critiqué le cabinet de sécurité qui n’a pas pris ses responsabilités. Il a fait remarquer que c’était une erreur que de confier la décision à la police, dans la mesure où l’armée et les services de sécurité du Shin Bet divergeaient sur cette question. Ils se sont tous deux montrés en faveur du retrait des portiques de sécurité pour apaiser les tensions.

« À ce stade, quand la situation est enflammée, [les ministres] auraient dû travailler activement pour étouffer les flammes », dit-il. Cela reviendrait à prendre une décision difficile et retirer les détecteurs de métaux ».

Omer Barlev (photo credit: Flash90)
Omer Barlev (Crédit photo: Flash90)

Zehava Galon, chef du parti de gauche du Meretz, approuve également le retrait des détecteurs de métaux.

« L’armée et le Shin Bet ont donné des recommandations très claires », a-t-elle tweeté. « Les bénéfices que l’on tirera des détecteurs de métaux ne valent pas le risque que l’on encourt en les laissant. Mais Netanyahu fait passer ses considérations politiques avant les considérations sécuritaires. »

Yisrael Katz, ministre des Transports et du Renseignement, ne pense pas que le cabinet de sécurité n’est pas parvenu à prendre une décision.

« Le mont du Temple est entre nos mains », a-t-il écrit sur Twitter, faisant échos aux célèbres mots de la brigade des parachutistes qui ont conquis les lieux en 1967. « Contrairement à ce que disent les médias, le cabinet de sécurité a décidé de conserver les mesures de sécurité instaurées après l’attentat [de vendredi], notamment l’usage de détecteurs de métaux. »

Le ministre de l’Agriculture Uri Ariel, du parti de droite HaBayit HaYehudi, a appelé le Premier ministre Benjamin Netanyahu à saisir cette opportunité pour ouvrir le site à la prière juive, qu’Israël interdit sur le mont du Temple depuis 1967.

« Toute le monde devrait avoir le droit d’y prier », a-t-il déclaré dans une interview accordée à la radio militaire. « Le seul endroit du monde où les Juifs ne peuvent pas prier librement, c’est le mont du Temple. Le Premier ministre est face à un défi de taille et nous lui offrons notre soutien, mais nous lui demandons aussi d’agir sur la réalité. »

Shuli Moalem-Refaeli, députée du parti nationaliste orthodoxe HaBayit HaYehudi, devant la Knesset, le 31 octobre 2016. (Crédit :Yonatan Sindel/Flash90)
Shuli Moalem-Refaeli, députée du parti nationaliste orthodoxe HaBayit HaYehudi, devant la Knesset, le 31 octobre 2016. (Crédit :Yonatan Sindel/Flash90)

La députée Shuli Moalem-Refaeli, présidente de la faction HaBayit HaYehudi à la Knesset, a salué la décision du cabinet.

« La décision du gouvernement est une mesure qui montre en premier lieu qu’Israël contrôle le mont du Temple », dit-elle. « La raison pour laquelle le peuple juif est réuni ici [en Israël] et non pas en Ouganda, c’est le mont du Temple », a-t-elle déclaré dans des propos relayés par la Septième chaîne.

Elle a également appelé le Premier ministre à utiliser cette opportunité pour donner davantage de libertés aux juifs sur le lieu saint.

« C’est une bonne chose que le gouvernement a décidé de ne pas compromettre sur la sécurité de ceux qui viennent sur le mont », dit-elle. « Je propose que le Premier ministre et les membres du cabinet adoptent une décision qui supprime l’escorte du Waqf pour les juifs qui viennent sur le lieu saint. »

Suite aux consultations internes de la police vendredi matin, le chef de la police de Jérusalem Yoram Halevy a ordonné que les détecteurs de métaux soient conservés et a interdit l’entrée aux jeunes hommes, n’autorisant que les hommes de plus de cinquante ans et les femmes à entrer sur le mont de Temple, connu des Musulmans comme Haram al-Sharif (le noble sanctuaire).

Des checkpoints à l’entrée de Jérusalem ont également été renforcés, et des patrouilles de police dans les ruelles de la Vieille ville et dans les chemins empruntés par les fidèles juifs et musulmans vers le mont du Temple et le mur Occidental ont été déployées.

Les prières du vendredi sont toujours source d’activité intense au mont du Temple. Des dizaines de milliers de personnes sont attendues sur place. Le groupe terroriste Hamas a appelé à des protestations de masse vendredi contre les mesures de sécurité.

Les dirigeants religieux musulmans ont également enjoint leurs fidèles à déserter les mosquées locales et à se diriger vers le mont du Temple, pour attirer les foules. Les fidèles ont reçu l’instruction de prier dans les rues plutôt que de se soumettre aux nouveaux protocoles de sécurité.

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