Beer Sheva : la mère « héroïque » appelle à l’aide
Rechercher

Beer Sheva : la mère « héroïque » appelle à l’aide

Miri Tamano, qui élève seule 3 garçons, demande des dons pour l'achat de nourriture et d'articles de toilette ; l'autorité fiscale et l'Agence juive promettent une aide d'urgence

Les forces de sécurité israéliennes inspectent un bâtiment qui a été touché par une roquette tirée depuis la bande de Gaza dans la ville de Beer Sheva dans le sud d'Israël, le 17 octobre 2018. (Yonatan Sindel/Flash90)
Les forces de sécurité israéliennes inspectent un bâtiment qui a été touché par une roquette tirée depuis la bande de Gaza dans la ville de Beer Sheva dans le sud d'Israël, le 17 octobre 2018. (Yonatan Sindel/Flash90)

La famille de Beer Sheva, dont la maison a été détruite par un tir de roquette en provenance de Gaza mercredi dernier, a lancé un appel à l’aide pour se remettre sur pied.

« Je n’ai plus de maison désormais », explique Miri Tamano, qui a réussi à emmener ses trois fils, âgés de 8, 9 et 12 ans, dans l’abri antiaérien de l’appartement quelques instants avant l’impact de la roquette. « Mais j’ai trois enfants, et chacun d’eux constitue tout ce que j’ai au monde », confie Tamano, une mère célibataire qui élève seule ses enfants.

L’explosion, qui s’est produite peu avant 4 heures du matin, a fait tomber plusieurs murs de la maison et a détruit une grande partie de ce qu’elle contenait.

« Grâce à sa réactivité, seuls des biens matériels ont été endommagés », a déclaré la sœur de Miri, Ora, aux journalistes mercredi matin.

« Ma sœur est une lionne », dit Ora. Quand les sirènes ont retenti au milieu de la nuit, « elle a tout simplement saisi les enfants de force et les a emmenés à l’abri. C’est pour ça qu’ils sont en vie. »

« Pour l’instant, nous essayons simplement de rétablir la vie quotidienne, autant que faire se peut, pour les enfants, afin de tranquilliser ma sœur. Tout le monde lui dit que c’est une héroïne, mais elle n’arrête pas de pleurer. »

La mère et ses fils ont tous été emmenés à l’hôpital et traités pour état de choc tôt mercredi.

« Nous avons surtout besoin de produits de base qui nous permettront de repartir à zéro. La maison n’est plus là. Tout a disparu. », explique Miri.

Un membre de la famille a remis aux journalistes une liste de produits de base dont la famille a un besoin urgent : corn flakes, thon en conserve, vaisselle en plastique, brosses à dents, sous-vêtements et chaussettes pour les trois garçons, entre autres.

En tant que victime de ce qu’Israël appelle un attentat terroriste, Tamano est admissible pour recevoir l’aide d’un fonds spécial géré par le département des taxes foncières de l’Autorité fiscale israélienne.

Une maison a été détruite après avoir été frappée par une roquette palestinienne tirée depuis la bande de Gaza dirigée par le Hamas, l’un des premiers tirs ces dernières semaines depuis Gaza, sur Beer Sheva, dans le centre d’Israël, le 17 octobre 2018. (Jack GUEZ / AFP)

Les autorités ont indiqué mercredi qu’elles enverraient des experts pour évaluer les dégâts causés à la maison, et transféreraient une somme initiale de 10 000 shekels (2 500 euros) à la famille dans les 24 heures.

De plus, elles ont indiqué qu’elles couvriraient les frais de séjour de la famille à l’hôtel jusqu’à ce qu’un nouvel hébergement puisse être trouvé.

En vertu des règles d’indemnisation des victimes du terrorisme de l’Autorité fiscale, le gouvernement financera la reconstruction de la maison des Tamano, mais ce processus prendra des mois.

Peu après l’appel lancé par Tamano, l’Agence juive a annoncé qu’elle accorderait à la famille une subvention de 4 000 shekels (1 000 euros) d’ici la fin de la journée. La subvention a été offerte mercredi par la communauté juive de Montréal pour aider la famille à couvrir ses besoins immédiats.

La famille a également droit à une « subvention de rétablissement » de 25 000 shekels (6 250 euros) du Fonds d’aide aux victimes du terrorisme de l’agence, a indiqué l’organisation, mais la date de transfert des fonds n’est pas encore connue.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...