Beit Shemesh a retiré les panneaux « de la pudeur » durant la nuit
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Beit Shemesh a retiré les panneaux « de la pudeur » durant la nuit

Les employés municipaux ont été accompagnés par une unité d'élite de la police après qu'une tentative antérieure de supprimer les panneaux discriminatoires a dégénéré

Les employés municipaux de Beit Shemesh enlèvent les panneaux appelant à la "pudeur" dans la ville, le 11 décembre 2017 (Crédit :  Yaakov Lederman/Flash90)
Les employés municipaux de Beit Shemesh enlèvent les panneaux appelant à la "pudeur" dans la ville, le 11 décembre 2017 (Crédit : Yaakov Lederman/Flash90)

Les employés municipaux ont ôté les panneaux prônant la « pudeur » aux premières heures de la matinée de mardi à Beit Shemesh, exécutant ainsi un jugement de la Haute cour de justice qui avait demandé leur retrait.

Les employés municipaux étaient accompagnés d’agents de l’unité spéciale de patrouille de Jérusalem, qui ont empêché les spectateurs ultra-orthodoxes d’intervenir dans leur ouvrage, a annoncé le site d’information Ynet.

Une tentative d’ôter ces panneaux – qui donnaient pour instruction aux femmes et aux hommes de marcher sur des trottoirs séparés d’un côté et de l’autre de la rue – au mois de décembre avait avorté « en raison des troubles violents à l’ordre public » qu’avaient causé des hommes ultra-orthodoxes, avait expliqué la municipalité à ce moment-là.

Ce jugement du tribunal était venu répondre à un appel lancé par la municipalité au mois de juillet, à laquelle une cour inférieure avait demandé le retrait des panneaux. La Haute cour avait statué que les panneaux qui, selon les magistrats, étaient discriminatoires envers un sexe, devaient être ôtés avant le 12 décembre.

Beit Shemesh, une ville de 110 000 habitants située à 30 km à l’ouest de Jérusalem, avait été condamnée à payer 10 000 shekels pour chaque journée de retard dans l’application du jugement.

Juifs ultra-orthodoxes à Beit Shemesh devant une pancarte appelant les femmes à ne pas passer par là, le 26 décembre 2011 (Crédit : Kobi Gideon/Flash90)

Dans son appel, la ville avait expliqué que les panneaux exigeant de se conformer au code vestimentaire ultra-orthodoxe étaient de simples « panneaux idéologiques ».

La justice avait déjà ordonné à Beit Shemesh d’enlever des pancartes en 2015, la Haute Cour stipulant alors que ces panneaux « causaient un sérieux tort à la dignité humaine, l’égalité, le libre choix et l’autonomie », avait
rapporté Ynet.

Deux ans plus tard, alors que les pancartes n’avaient toujours pas été retirées, des femmes ayant porté plainte à l’époque s’étaient tournées vers une Cour administrative pour faire appliquer la décision.

Beit Shemesh est le siège d’un conflit entre les habitants ultra-orthodoxes, religieux non ultra-orthodoxes et non-religieux à propos de l’habillement des femmes et de la ségrégation des sexes dans les bus.

Lors d’un incident très médiatisé en 2011, une petite fille orthodoxe de 8 ans a été harcelée par des hommes ultra-orthodoxes sur son chemin de l’école, au prétexte d’une tenue impudique.

JTA a contribué à cet article.

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