Ben Gvir dit avoir fixé un délai à Netanyahu pour démanteler le Hamas
Le parti de Ben Gvir a déjà quitté la coalition pendant plusieurs mois au début de l'année, en signe de protestation contre l'acceptation d'un précédent accord partiel

Le ministre de la Sécurité intérieure, Itamar Ben Gvir, a donné au Premier ministre Benjamin Netanyahu un délai pour démanteler le Hamas et instaurer la peine de mort pour les terroristes. Si ces conditions n’étaient pas remplies, a-t-il menacé, alors son parti d’extrême droite Otzma Yehudit quitterait le gouvernement.
« Ce que je veux – et c’est aussi ce que Netanyahu m’a promis -, c’est le démantèlement du Hamas. S’il ne le fait pas, il sait très bien ce qui se produira », a déclaré Ben Gvir dans une interview accordée à l’émission « Meet The Press » sur la chaîne N12.
Interrogé sur le fait de savoir s’il a fixé un délai au Premier ministre, Ben Gvir a répondu par l’affirmative, sans toutefois préciser lequel.
Le ministre d’extrême droite a affirmé que ses revendications incluaient l’instauration de la peine de mort pour les terroristes. Une mesure qui, selon lui, fait partie des promesses inscrites dans l’accord de coalition de son parti, dont il estime qu’elle est « morale » et qu’elle permettra d’éviter de futurs enlèvements.
« Netanyahu me l’a promis depuis deux ans. Chaque fois que je lui ai posé la question, notre cher Premier ministre, que je respecte infiniment, m’a répondu : ‘Écoutez, Ben Gvir, nous avons des otages. Les otages seront libérés vivants, et alors nous le ferons.’ Désormais, il n’y a plus d’excuses. Le Premier ministre sait que je suis sérieux », a-t-il souligné.
Ben Gvir a récemment menacé de quitter le gouvernement si le Hamas « continuait d’exister » après la libération des otages. Au début de l’année, le parti de Ben Gvir a quitté la coalition pendant plusieurs mois, en signe de protestation contre l’acceptation d’un précédent accord partiel.
Evoquant la question de la criminalité dans le secteur arabe, Ben Gvir s’est vanté de ses politiques – malgré une hausse du nombre des meurtres sous le gouvernement actuel -, affirmant que « la majorité » des victimes arabes de meurtres proviennent de « familles criminelles, qui se battent entre elles ».







