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Bennett demande au président suisse d’agir contre le programme nucléaire d’Iran

Lors de ses rencontres avec Bennett et Abbas, Guy Parmelin a proposé son pays comme base pour les négociations israélo-palestiniennes

Le Premier ministre Naftali Bennett (à droite) serre la main du président suisse Guy Parmelin à Jérusalem le 28 octobre 2021. (Crédit : Haim Zach/GPO)
Le Premier ministre Naftali Bennett (à droite) serre la main du président suisse Guy Parmelin à Jérusalem le 28 octobre 2021. (Crédit : Haim Zach/GPO)

Le Premier ministre Naftali Bennett a demandé jeudi au président suisse Guy Parmelin, actuellement en visite en Israël, que son pays prenne des mesures significatives contre les progrès continus de l’Iran dans son programme nucléaire.

La Suisse est l’un des 35 États membres du Conseil des gouverneurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) pour 2021-2.

Les deux dirigeants ont également parlé de l’élargissement de la coopération bilatérale dans les domaines de la science, de la sécurité et de la santé, selon le bureau du Premier ministre.

« Monsieur le Président, a déclaré M. Bennett à l’issue de leur rencontre, nous sommes impatients de coopérer avec la Suisse dans de nombreux domaines, y compris la lutte mondiale contre la COVID-19, dans laquelle Israël et la Suisse ont acquis une expertise considérable et nous sommes heureux de pouvoir apprendre de vous et je suis sûr que c’est réciproque. Je pense qu’à l’avenir, nous verrons davantage de pandémies et c’est une chose avec laquelle le monde doit apprendre à vivre. »

Avant son voyage à la Conférence des Nations unies sur le changement climatique à Glasgow qui débute dimanche prochaine, Bennett a également parlé d’une coopération potentielle sur les questions climatiques.

« Nous sommes également désireux de coopérer dans le domaine des affaires, de la technologie et de l’innovation », a déclaré Bennett. « Les deux pays ont beaucoup à offrir, notamment en matière de changement climatique. Nous comprenons qu’il s’agit d’une grande mission pour les enfants, pour les petits-enfants, pour notre avenir et nous pouvons le faire ensemble. »

Le président suisse Guy Parmelin signe le livre d’or à la résidence du président à Jérusalem le 28 octobre 2021, aux côtés du président Isaac Herzog (à droite) et de leurs épouses respectives, Caroline (à gauche) et Michal (à droite). (Crédit : Kobi Gideon/GPO)

M. Parmelin est le premier président suisse à se rendre en Israël depuis plus de deux décennies. Il a appelé à un retour aux pourparlers de paix pour résoudre le conflit israélo-palestinien.

« Toute mesure économique positive ne peut pas arrêter le cycle répétitif de la violence si elle ne fait pas partie du processus politique », a déclaré Parmelin. « J’ai donc appelé au nom de la Suisse à initier et à poursuivre le processus de recherche de la paix pour rapprocher les différents peuples. »

Parmelin a proposé la Suisse comme lieu de rencontre pour de telles discussions. Il a également offert le même message lors de sa rencontre avec le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à Ramallah jeudi après-midi.

M. Abbas a déclaré à M. Parmelin que la Suisse peut jouer « un rôle important dans le processus de paix ».

« La création d’un horizon politique est au cœur des préoccupations de la Suisse, et la Suisse s’engage à soutenir le dialogue entre les Palestiniens et les Israéliens, car les mesures économiques ne peuvent pas prévenir la violence si elles ne font pas partie d’un effort politique », a déclaré Parmelin.

M. Parmelin a également exhorté M. Abbas à organiser des élections nationales palestiniennes. Les Palestiniens n’ont pas voté pour leur direction nationale depuis plus de 15 ans ; M. Abbas a reporté indéfiniment la tenue d’élections au début de l’année.

Le président suisse Guy Parmelin (à gauche) rencontre le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à Ramallah le 28 octobre 2021. (Crédit : WAFA)

Ramallah insiste sur le fait que les élections ont été retardées parce qu’Israël n’avait pas autorisé les Palestiniens de Jérusalem à voter. Mais les observateurs s’accordent largement à dire qu’Abbas craignait que sa faction Fatah, divisée en interne et impopulaire, ne subisse une défaite humiliante aux mains de ses rivaux.

« Nous demandons instamment à l’Autorité palestinienne de mettre fin à la division et d’intensifier ses efforts pour organiser des élections nationales palestiniennes », a déclaré M. Parmelin.

Dans ses propres remarques, M. Abbas a critiqué les États-Unis pour leur promesse non tenue de rouvrir un consulat américain à Jérusalem-Est. Ce bureau était auparavant au service des Palestiniens et des Israéliens en Cisjordanie et à Gaza.

« Les bonnes paroles ont besoin d’une mise en œuvre réelle, notamment en ce qui concerne la réouverture du consulat américain à Jérusalem-Est », a déclaré M. Abbas.

Plus tôt jeudi, le président Isaac Herzog avait accueilli M. Parmelin et son épouse Caroline à la résidence du président. Au cours de leur conversation, M. Herzog a soulevé la question des civils israéliens et des personnes disparues au combat détenus par le Hamas à Gaza.

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

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