Bennett ignore les prétendues calomnies de Netanyahu
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Bennett ignore les prétendues calomnies de Netanyahu

Le chef du HaYamin HaHadash soutient le Premier ministre en place, et lutte pour obtenir le poste de ministre de la Défense

Le ministre de l'Education Naftali Bennett durant la cérémonie annonçant les lauréats de la fondation Wolf à la résidence du président à Jérusalem, le 16 janvier 2019 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le ministre de l'Education Naftali Bennett durant la cérémonie annonçant les lauréats de la fondation Wolf à la résidence du président à Jérusalem, le 16 janvier 2019 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Mercredi, Naftali Bennett, chef du parti de HaYamin HaHadash, a balayé d’un revers de main les informations selon lesquelles le Premier ministre Benjamin Netanyahu aurait mené une campagne de calomnie contre lui lors de la campagne électorale de 2013. Il s’en est pris au nouvel arrivant sur la scène politique, Benny Gantz. Il a accusé l’ancien chef de l’armée israélienne d’être faible.

« Je suis un politicien, et en tant que tel, j’ai développé une peau très, très dure pour faire face à n’importe quelle attaque, a déclaré Bennett, ministre de l’Education, concernant la campagne que Netanyahu aurait menée contre lui et sa famille à l’approche des élections de 2013. Il a affirmé qu’il n’en avait entendu parler que récemment.

« J’ai l’intention de mettre tout cela derrière nous, a-t-il ajouté. Nous devons nous préparer afin de créer un gouvernement véritablement à droite qui sera dirigé par Netanyahu ».

Dans un entretien accordé au site d’information Ynet, Bennett a accusé Gantz de s’être contenté d’un « match nul » dans la guerre de Gaza en 2014 au lieu d’avoir tenté de remporter une victoire décisive sur le groupe terroriste.

Des Israéliens se préparent à voter dans un bureau de vote à Tel Aviv, pour le 20e Parlement, lors des élections générales israéliennes, le 17 mars 2015. (Danielle Shitrit/FLASH90)

« La question n’est pas de savoir qui sera le prochain Premier ministre, parce que ce sera Netanyahu », a déclaré Bennett, reconnaissant les sondages récurrents qui indiquent que le parti du Likud de Netanyahu devrait largement remporter les élections nationales prévues pour le 9 avril.

Interrogé pour savoir si après les révélations sur la prétendue campagne de calomnie, il pouvait encore participer à un gouvernement dirigé par Netanyahu, Bennett a déclaré que le principal était de gérer le pays.

« Nous ne sommes pas un club d’amis, et quand j’entre dans le cabinet, nous dépassons nos sensibilités politiques et faisons ce qui est bon pour Israël. Bien sûr que nous allons travailler ensemble professionnellement, a-t-il déclaré. Dans ces élections, la question est de savoir qui sera le ministre de la Défense – Bennett ou Gantz ».

Défendant son programme de droite, Bennett s’en est pris à l’ancien chef de l’armée, dont le nouveau parti Hossen le Yisrael doit encore annoncer son programme électoral et la liste de ses candidats.

« Je vais dire les choses clairement en ce qui concerne Benny Gantz – les électeurs devront choisir entre une nouvelle droite et une gauche faible, a-t-il dit, en faisant référence au nom de son parti. Je n’ai rien contre Gantz à un niveau personnel ».

De grande affiches de campagne montrant le chef de Hossen LeYisrael Benny Gantz, sur des immeubles du centre de Jérusalem, le 20 janvier 2019 (Crédit : Noam Revkin Fenton/FLASH90)

Le mois dernier, Bennett, l’ancien chef du parti HaBayit HaYehudi, et la ministre de la Justice Ayelet Shaked se sont séparés et ont formé leur nouveau parti HaYamin HaHadash, un groupe politique à la fois religieux et laïc.

Fin décembre, Gantz a annoncé que son nouveau parti Hossen LeYisrael présenterait une liste de candidats aux prochaines élections. La semaine prochaine, Gantz va rompre plusieurs mois de quasi-silence lors du lancement de la campagne, où il devrait définir ses positions politiques encore vagues sur des questions clefs qu’il souhaitera défendre lors des élections d’avril.

Le parti a déclaré que l’événement aura lieu mardi soir au Centre de Convention de Tel Aviv, un endroit populaire pour des grands événements politiques.

Alors que le communiqué ne précisait pas si Gantz allait s’adresser à la foule, une affiche de l’événement publiée par le parti déclarait simplement, « Gantz va parler ». Un porte-parole du parti a ensuite confirmé que l’ancien général, qui ne s’est pas beaucoup exprimé depuis l’arrivée de son parti sur la scène politique, allait prononcer un discours.

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