Bennett : le plan économique de Peretz transformera Israël en Vénézuela
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Bennett : le plan économique de Peretz transformera Israël en Vénézuela

Le chef du parti travailliste a qualifié le membre de la Droite unie de "jeune des collines" parce qu'il a qualifié sa proposition de "socialisme extrême"

Amir Peretz (droite) passe à côté de Naftali Bennett lors d'une sessions plénière de la Knesset le 21 janvier 2015. (Hadas Parush/Flash90)
Amir Peretz (droite) passe à côté de Naftali Bennett lors d'une sessions plénière de la Knesset le 21 janvier 2015. (Hadas Parush/Flash90)

Le chef du parti Travailliste Amir Peretz a répondu lundi à la critique émise par Naftali Bennett (Droite unie), sur son nouveau projet économique, qualifié de « socialisme extrême » qui transformerait l’État hébreu en Vénézuela.

Lundi, lors d’une conférence de presse, Peretz a promis de défendre des politiques économiques qui s’opposeraient au « capitalisme de cochon » du Premier ministre Benjamin Netanyahu, ajoutant que les décisions des responsables politiques avaient débouché sur l’abandon des Israéliens par le gouvernement.

Parmi les promesses du plan économique, on retrouvait une hausse du salaire minimum à 40 shekels (10,2 euros) par heure au lieu de 29,12 shekels (7,4 euros) actuellement, la construction par le gouvernement de 200 000 nouveaux logements, l’éducation gratuite dès la naissance, une hausse des pensions mensuelles pour les retraités, une exemption de TVA pour une centaine de produits de base, et une augmentation des pensions d’invalidité.

Le parti Travailliste, qui se présente aux côtés du parti Gesher d’Orly Levy-Abekasis aux élections du 17 septembre, a déclaré qu’il financerait son plan en augmentant légèrement les taxes sur les revenus mensuels dépassant les 44 000 shekels (11 200 euros); en faisant la même augmentation marginale de taxes sur les revenus du capital; en annulant les fonds spéciaux pour les accords de coalition; en mettant un terme aux « budgets spéciaux » alloués aux blocs en dehors des principales implantations de Cisjordanie; en permettant à la dette de l’Etat d’augmenter au même pourcentage que le PIB, entre autres mesures.

Le chef du parti Travailliste Amir Peretz s’exprime lors d’une conférence de presse pour présenter le programme économique de l’alliance Travailliste-Gesher, le 12 août 2019. (Flash90)

Bennett pense que Peretz a de bonnes intentions, mais ses propositions économiques vont provoquer des « désastres » économiques.

« Le plus grand danger [pour Israël] est de devenir un pays socialiste avec Amir Peretz comme ministre des Finances », a-t-il écrit.

Naftali Bennet, du parti HaYamin HaHadash, arrive à une réunion avec le chef de l’Union des partis de droite, Rafi Peretz, après avoir annoncé leur alliance électoral à l’hôtel Ramada de Jérusalem, le 28 juillet 2019.
(Yonatan Sindel/Flash90)

L’ancien ministre de l’Éducation a prévenu que la proposition de Peretz transformerait Israël – de la « Suisse du Moyen-Orient » en Vénézuela, pour qui le FMI a prédit que l’inflation pourrait atteindre jusqu’à 10 millions de pourcent cette année, et dont l’économie est affectée par une grave crise.

« Le socialisme extrême… va saper la force économique et nationale d’Israël et empêcher des milliers de Juifs de venir s’installer dans un pays en crise, faible et instable », a déclaré Bennett.

Répondant à Bennett, Peretz a comparé le député de la Droite unie à la jeunesse d’extrême droite, connue sous le nom de « jeunes des collines ».

« Bennett est un jeune des collines délirant et déconnecté de la réalité », a ensuite déclaré Peretz dans un communiqué. « Bennett est convaincu qu’Israël doit être un pays seulement réservé aux millionnaires. Les Travaillistes et Gesher s’occuperont du peuple ».

Bennett et Peretz ont auparavant servi dans le gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu de 2013 à 2014, quand le premier était ministre de l’Economie et le deuxième ministre de la Protection de l’environnement pour le parti Hatnua de Tzipi Livni.

Peretz, un ancien chef du syndicat Histadrout, a été réélu à la tête du parti Travailliste en juillet après que le parti a connu un échec cuisant aux élections d’avril, au cours desquelles la formation a obtenu son pire résultat alors qu’il avait auparavant dirigé Israël au cours de ses trente premières années d’existence.

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