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Bennett salue les « révolutionnaires » Accords d’Abraham à leur 1er anniversaire

Le Premier ministre dit qu'Israël œuvrera à développer des liens avec les autres nations de la région ; Blinken accueillera une cérémonie virtuelle avec tous les pays partenaires

De gauche à droite : Le premier ministre Benjamin Netanyahu, le président américain Donald Trump, le ministre des Affaires étrangères du Bahreïn Abdullatif al-Zayani et le ministre des Affaires étrangères des Émirats arabes unis Abdullah bin Zayed al-Nahyan sont vus sur le balcon de la Blue Room après avoir signé les accords d'Abraham lors d'une cérémonie sur la pelouse sud de la Maison Blanche à Washington, le 15 septembre 2020. (AP Photo/Alex Brandon)
De gauche à droite : Le premier ministre Benjamin Netanyahu, le président américain Donald Trump, le ministre des Affaires étrangères du Bahreïn Abdullatif al-Zayani et le ministre des Affaires étrangères des Émirats arabes unis Abdullah bin Zayed al-Nahyan sont vus sur le balcon de la Blue Room après avoir signé les accords d'Abraham lors d'une cérémonie sur la pelouse sud de la Maison Blanche à Washington, le 15 septembre 2020. (AP Photo/Alex Brandon)

Le Premier ministre Naftali Bennett a célébré, vendredi, le tout premier anniversaire des Accords d’Abraham, saluant des accords « révolutionnaires » qui ont permis à Israël de normaliser ses relations avec les Émirats arabes unis, Bahreïn et le Maroc.

Bennett, qui n’avait jamais publiquement commenté les accords depuis qu’il est devenu Premier ministre, a rendu hommage à ce « nouveau chapitre révolutionnaire de l’histoire de la paix au Moyen-Orient ». Les Accords avaient été établis par son prédécesseur, Benjamin Netanyahu, et négociés par l’ancienne administration américaine – avec à sa tête Donald Trump.

« L’État d’Israël continuera à développer, à approfondir et à élargir ses relations avec les pays. Israël continuera également à développer ses liens avec les autres pays de la région », a poursuivi Bennett dans une déclaration. Il n’a pas nommé une seule fois Benjamin Netanyahu.

Ces propos ont été tenus quelques heures avant une rencontre, vendredi, entre l’administration de Joe Biden et les hauts-responsables israéliens et arabes pour célébrer la normalisation conclue il y a tout juste un an.

La cérémonie virtuelle organisée par Anthony Blinken, le secrétaire d’État américain, et ses homologues d’Israël, des Émirats, de Bahreïn et du Maroc montre l’adhésion totale de l’administration actuelle à ce que le président Trump avait considéré comme l’un de ses principaux accomplissements en termes de politique étrangère.

Le secrétaire du département d’État américain américain Ned Price avait affirmé, en début de semaine, que l’administration Biden était « heureuse de célébrer » l’anniversaire des Accords d’Abraham, utilisant le nom donné aux accords par l’administration Trump – un nom que l’équipe actuelle du président américain évite généralement d’employer.

« Nous soutenons avec force ces accords et nous sommes impatients de faire progresser d’autres opportunités qui permettront d’élargir la coopération entre Israël et les pays du monde entier », avait-il poursuivi.

« Nous espérons aussi qu’Israël et les autres pays de la région se rassembleront dans une initiative commune visant à construire des passerelles entre les peuples et à créer de nouveaux espaces de dialogue et d’échange, nous serons ainsi en mesure de faire des progrès tangibles vers une paix négociée entre Israéliens et Palestiniens », avait-il ajouté.

Les critiques de l’approche de Trump avaient accusé ce dernier de prôner la réconciliation des pays arabes avec Israël pour mieux détourner le regard de son inaction concernant la promotion des droits des Palestiniens qui avaient refusé que l’ancienne administration ne serve d’intermédiaire, la considérant comme partiale.

Le 15 septembre 2020, les Émirats arabes unis sont devenus le premiers pays du Golfe à normaliser publiquement ses relations avec Israël, rapidement suivi par le Bahreïn et le Maroc. Jusque-là, Israël n’avait signé des traités de paix qu’avec l’Égypte et la Jordanie.

Le Soudan sera remarquablement absent de cette cérémonie ce vendredi. Le nouveau gouvernement appuyé par les civils – qui avait désespérément besoin du soutien américain – avait promis à Trump de normaliser ses liens avec l’État juif, au mois d’octobre dernier, mais il semble dorénavant hésiter à le faire face à l’opposition massive de la rue soudanaise.

La directrice du Conseil national de sécurité pour le Moyen-Orient, Barbara Leaf, avait expliqué à des responsables juifs, le mois dernier, que la Maison Blanche tentait de « finaliser » l’accord entre le Soudan et Israël. Toutefois, aucune avancée n’aurait encore eu lieu.

Des manifestants soudanais brûlent des drapeaux israéliens pendant un rassemblement suite à la signature d’un accord de normalisation entre le Soudan et l’Etat juif aux abords des bureaux du cabinet à Khartoum, le 17 janvier 2021. (Crédit : ASHRAF SHAZLY / AFP)

Le Soudan avait décliné l’invitation à une cérémonie organisée lundi par la mission israélienne à l’ONU pour fêter le premier anniversaire des Accords d’Abraham en compagnie des EAU, du Bahreïn et du Maroc. Toutefois, l’ambassadeur du Soudan aux Nations unies, Nureldin Satti, était présent lors d’un événement similaire qui a eu lieu mardi et qui avait été organisé par l’ancien haut-conseiller de Trump Jared Kushner. Il est parti tôt, parvenant à éviter une photo de groupe des représentants des pays impliqués dans les accords de coalition.

Le réchauffement des liens avec Israël est survenu après la promesse donnée par Trump de vendre des avions de guerre américains de type F-35 aux Émirats arabes unis, et la reconnaissance par le président américain de la souveraineté marocaine sur les territoires du Sahara occidental.

Biden n’est pas revenu sur ces deux décisions, même si son administration indique qu’il souhaite superviser étroitement d’éventuelles acquisitions, par les Émirats, de matériels militaires américains.

Jacob Magid a contribué à cet article.

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